Clap de fin du nauséeux show quotidien du porte étendard des activistes de Benno. Le chroniqueur de la chaine Baatu Dëëug et porte-parole des « activistes » et défenseurs du défunt régime de Macky Sall a passé sa première nuit en détention. Cueilli hier vers le Technopole de Dakar, dans la commune de Pikine où se trouve son nouveau studio, Bah Diakhaté -qui a été interpellé suite à ses shows insultants à l’encontre du Premier ministre sénégalais- a été placé en garde à vue. Il sera par la suite présenté au procureur qui a ordonné son arrestation.
Les insanités et autres injures quotidiennes proférées à longueur d’émission sur la chaine Batu Deug vont s’arrêter pendant un bon moment. Bah Diakhaté, son paltoquet patron et seul employé officiel de la chaine des nostalgique du régime de «Tög Muy Dokh», (les adeptes de la facilité) est privé de show par le procureur de la République, Abdou Karim Diop. Celui-là même qu’il présentait comme le symbole de la justice, il y a quelques mois, lorsque ce dernier mettait en prison tous ceux qui ont été désignés comme des « militants dangereux » et « responsables actifs de Pastef. »
Insulteur attitré du palais de Macky Sall, même s’il travaillait essentiellement pour le compte de Mamour Diallo, celui-là même qui est le concepteur du complot Adji Sarr, Bah Diakhaté s’est singularisé des autres « activistes» par la salacité des insanités qu’il débitait à l’encontre de l’opposant Ousmane Sonko a cru que cette entreprise crapuleuse, qui lui a apporté beaucoup d’argent dans le passé, pouvait encore prospérer. Et cette mission d’injures publique, à l’encontre du leader de Pastef comme de tous ceux qui sont reconnus comme des opposants à Macky Sall, a survécu au tsunami électoral du 24 mars alors que les Sénégalais, conscients de la dangerosité du régime Benno, ont dit, à plus de 54%, «NON» à la dictature que Macky Sall et les siens ont voulu leur imposer.
Désigné ou autoproclamé « coordinateurs des activistes de Benno », Bah Diakhaté est devenu le porte étendards de cette classe politique renvoyée par les Sénégalais. Et à défaut de convaincre par des arguments, il s’est engagé dans la mission de les divertir, en tentant de déstabiliser le régime en place, alors que les populations attendent Bassirou Diomaye Faye sur des priorités. Comme, dans leur entendement de la politique, s’opposer c’est d’insulter gratuitement d’honnêtes citoyens et de propager de fausses nouvelles, il a été pris à son propre jeu après avoir fait une énième vidéo dans laquelle il a fait entendre que Ousmane Sonko, le Premier ministre du Sénégal, aurait des penchants pour l’homosexualité. Cette insanité, il l’avait dit en de nombreuses reprises déclamé lorsque son mentor, Macky Sall, était au pouvoir et savait la justice sous coupe réglée. Et à force d’insulter Ousmane Sonko que le régime a présenté comme « le terroriste en chef » et son projet politique comme une subversion, Bah Diakhaté, un lugubre personnage inconnu de l’espace médiatique, a fini par s’imposer comme le « défenseur du gouvernement Benno. »
Et, malheureusement pour lui, il n’a pas compris que les temps ont changé et que «celui qui mettait son coude» sur les dossier n’était plus aux affaires. Hier, après sa conduite devant les enquêteurs de la DIC, Bah Diakhaté, qui n’est ni journaliste ni lanceur d’alerte, a refusé de répondre aux questions des policiers. Ces questions portaient essentiellement sur ses infamantes accusations portées à l’encontre de Ousmane Sonko. Assisté des avocats Me El’hadji Diouf, un autre grand insulteur de ce même Ousmane Sonko, et Me Amadou Sall, Bah Diakhaté a invoqué son droit à garder le silence. Mais, cette stratégie de défense ne lui a, pour le moment, pas porté chance.
Les enquêteurs, qui disposent de vidéos et d’enregistrements audios dans lesquels on l’entend déclamer ses insanités, lui ont collé les infractions d’«offense contre une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du Président de la République» (article 254 alinéa 2 du code pénal) et «diffusion de fausses nouvelles» (article 255 du code pénal). Contrairement à ce qui se raconte, dans la blogosphère de ceux qui sont encore restés des défenseurs de Macky Sall, les infractions « d’outrage » ou de « diffamation » n’ont pas été retenues contre Bah Diakhaté. Ousmane Sonko n’a pas porté plainte même s’il pouvait le faire pour diffamation, c’est le procureur de la République, Abdou Karim Diop, qui s’est auto saisi pour sonner la fin de la campagne électorale….pardon des injures gratuites.

Les commentaires sont fermés.