Kéwoulo avait alerté depuis plusieurs années sur les pratiques délictuelles attribuées à Pape Ndongo Dieng. Après le règlement d’un dossier d’abus de confiance au commissariat central, de nouvelles victimes viennent de saisir la police de Dieupeul après avoir perdu plus de 14 millions FCFA dans des promesses de visas pour la France. Une banquière, présentée comme son ex-épouse et son relais au Sénégal, se retrouve au cœur de l’enquête.
Kéwoulo avait donné l’alerte. Mais les avertissements n’auront manifestement pas suffi. Pape Ndongo Dieng, qui se présenterait sous le nom de « Serigne Saliou Ndongo», est de nouveau cité dans une affaire présumée d’escroquerie aux visas.
Il aurait utilisé le nom d’une structure baptisée « Haut Conseil Supérieur de la Diplomatie Africaine » pour promettre à des candidats des visas, titres de séjour et autres documents français. Une organisation dont la reconnaissance dans les milieux diplomatiques africains reste à établir.
Dans le dernier dossier, plusieurs victimes affirment avoir versé plus de 14 millions FCFA. Elles ont saisi la Sûreté urbaine et les services de police de Dieupeul. Au centre de leurs accusations : Mme A. G., banquière et ancienne épouse de Pape Ndongo Dieng. Selon les plaignants, c’est elle qui encaissait l’argent et signait les décharges. Convoquée par les enquêteurs, elle aurait déjà remboursé certains plaignants.
Contacté par Kéwoulo, Pape Ndongo Dieng, actuellement en France, rejette les accusations et affirme que son ancienne épouse aurait agi seule. Une version que l’enquête devra confronter aux témoignages, aux documents et aux flux financiers. Une nouvelle affaire qui remet en lumière les alertes lancées depuis plusieurs années par Kéwoulo sur ce dossier.
