Un an après le lancement du chantier, la Direction générale des Douanes (DGD) a réuni à Dakar l’ensemble des acteurs économiques et étatiques. L’objectif : finaliser la refonte du texte de 2014 à travers une démarche participative inédite.

Une alliance stratégique pour l’économie nationale
L’événement marque un tournant pour l’environnement des affaires au Sénégal. Plus de deux cents participants issus du secteur privé, des usagers et des administrations publiques se sont réunis en conclave pour échanger sur le projet de réforme du Code des Douanes.
La cérémonie officielle a été ouverte par Amadou Abdoulaye Badiane, Directeur de Cabinet du Ministre chargé du Budget, aux côtés du Directeur général des Douanes, Babacar Mbaye, et du top management de la DGD.
Pour les autorités, l’enjeu est capital. Il s’agit de trouver un équilibre entre le renforcement des contrôles douaniers, la sécurisation des recettes publiques et la facilitation des activités économiques. Cette réforme s’inscrit dans un cadre plus large de modernisation juridique touchant la fiscalité et les investissements au Sénégal.

Douze mois de dialogue constructif
Face aux mutations rapides du commerce mondial, la législation de 2014 devait impérativement s’adapter. Le Directeur général des Douanes, Babacar Mbaye, a rappelé que l’administration a délibérément choisi une démarche inclusive. Pendant près d’un an, la Direction de la Réglementation et de la Coopération internationale a collecté, analysé et intégré les contributions du secteur privé.
Ce dialogue direct a permis d’aboutir à un projet de texte harmonisé avec les standards internationaux et les exigences communautaires, offrant ainsi aux opérateurs économiques un cadre réglementaire beaucoup plus prévisible.

217 nouveaux articles pour doper l’investissement
Sur le plan technique, les changements sont profonds. Les travaux de révision ont considérablement enrichi le texte initial : le futur Code des Douanes passe de 429 à 610 articles, soit l’intégration de 217 nouvelles dispositions visant à simplifier les procédures et à sécuriser la chaîne logistique.
Les innovations majeures ont été présentées en détail par le Lieutenant-colonel Papa Tabane Guèye (Chef du Bureau de la Réglementation) et Pape Thialaw Fall (Directeur de la Réglementation). Menés sous la présidence du Coordonnateur de la DGD, Malick Mbaye, les débats ont duré toute la journée, permettant aux participants de saluer unanimement cette méthode basée sur l’intelligence collective. Le Sénégal se dote ainsi d’un outil moderne à la hauteur de ses ambitions économiques et sociales.
