Le bras de fer autour de l’examen du projet de loi de finances rectificative (LFR) se poursuit à l’Assemblée nationale. Le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye a sollicité le report de la séance plénière afin de disposer d’un délai supplémentaire pour dialoguer avec les députés et tenter de rapprocher les positions sur les points de désaccord.
À la suite de cette demande, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a décidé de renvoyer le texte en commission. Il a également convoqué la conférence des présidents afin de fixer une nouvelle date pour la reprise des travaux en commission.
Ce nouveau rebondissement prolonge les discussions autour d’un texte budgétaire sensible, dont l’examen suscite des divergences entre les différentes parties prenantes. Au-delà de la procédure parlementaire, l’enjeu est désormais de parvenir à un compromis sur les dispositions contestées, tout en préservant le calendrier d’adoption du texte.
Le report apparaît ainsi comme une tentative de désamorcer les tensions et de favoriser le dialogue entre l’Exécutif et les députés. Reste à savoir si cette nouvelle séquence de concertations permettra de lever les points de discorde et de dégager un consensus avant la reprise de l’examen parlementaire.
