Aminata Touré dénonce le rejet de la LFR 2026 : « 2 505 milliards de FCFA bloqués »

Aminata Touré dénonce le rejet de la LFR 2026 : « 2 505 milliards de FCFA bloqués »

Le ton monte d’un cran après le rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 en Commission des finances de l’Assemblée nationale. Lors d’un point de presse d’urgence, la coordinatrice du parti Kiiraay, Aminata Touré, est montée au créneau pour dénoncer fermement cette décision. Selon l’ancienne Première ministre, le refus de la majorité parlementaire d’adopter le texte en l’état pourrait mettre en péril l’économie nationale et fragiliser le secteur privé.

« Une irresponsabilité gravissime » : 2 505 milliards de FCFA en jeu

Chiffres à l’appui, Aminata Touré a tenu à souligner les conséquences potentielles du rejet du texte budgétaire. Elle a notamment mis en avant le montant des engagements financiers concernés.

« Dans la LFR 2026, il y a 2 505 milliards de FCFA d’autorisations d’engagement de dépenses, dont 1 500 milliards de crédits de paiement. C’est juste pour vous montrer la gravité de l’irresponsabilité du refus de voter la LFR », a martelé la coordinatrice du parti Kiiraay.

Pour Aminata Touré, cette décision parlementaire risque ainsi de compromettre l’exécution de dépenses publiques importantes et de compliquer la mise en œuvre des engagements financiers de l’État.

Le secteur privé et ses 350 000 salariés en ligne de mire

Au-delà des équilibres budgétaires, c’est l’ensemble du tissu économique sénégalais qui pourrait subir les conséquences de ce blocage. Les entreprises, notamment celles qui attendent le règlement de créances dues par l’État, figurent parmi les acteurs susceptibles d’être affectés.

Aminata Touré a également rappelé les efforts engagés par les autorités pour apurer la dette publique envers les entreprises, soulignant les risques que ferait peser le rejet de la LFR 2026 sur leur trésorerie et leurs activités, ainsi que sur les emplois concernés.

En conclusion, la responsable politique a directement imputé aux parlementaires la responsabilité des éventuelles répercussions économiques de cette décision.

« Un refus de voter cette LFR 2026 va impacter de plein fouet le secteur privé, et ce sera de la seule et entière responsabilité des députés », a-t-elle déclaré.

À travers cette sortie médiatique, Aminata Touré entend alerter sur les conséquences économiques et sociales que pourrait entraîner le blocage du projet de loi de finances rectificative de 2026.