Le tribunal d’instance de Mbour a condamné le commerçant C. Diouf à six mois de prison assortis du sursis pour des violences commises sur son épouse, M. Ndiaye. À l’origine du conflit, narre L’Observateur, qui a assisté à l’audience, la victime avait obtenu de son mari l’autorisation de passer deux jours au mariage de sa nièce. Mais le soir de la cérémonie, vers 22 heures, C. Diouf a brusquement changé d’avis et exigé son retour immédiat. Face au refus de son épouse, il s’est rendu sur place et a fini par la ramener au domicile conjugal avec l’intervention de proches.
Une fois à la maison, une violente dispute éclate. Le commerçant s’est alors emparé d’une ceinture et a violemment frappé son épouse, qui affirme avoir été battue « comme un animal ». Secourue par des voisins, M. Ndiaye, le visage ensanglanté et le corps marqué de coups, a été évacuée vers une structure sanitaire. Un certificat médical a constaté une incapacité temporaire de travail (ITT) de sept jours, avant qu’elle ne porte plainte.
À la barre, poursuit le quotidien du Groupe futurs médias, C. Diouf a contesté avoir frappé son épouse, malgré des aveux faits lors de l’enquête préliminaire. Pour expliquer les blessures de sa femme, il a soutenu qu’elle s’était « cognée toute seule contre un seau d’eau posé dans la salle de bain », précise la même source. Une version rejetée par la victime, qui a réitéré ses accusations devant le tribunal.
Déjà divorcée une première fois de son mari, M. Ndiaye a refusé ses excuses et ses supplications pour qu’elle regagne le domicile conjugal. Elle a demandé un second divorce, tandis que le procureur a requis l’application de la loi. C. Diouf a finalement été reconnu coupable et condamné à six mois de prison avec sursis, indique le journal.
