Du taux d’absentéisme au bac 2026 à l’état des routes, en passant par la sécurité des archives à Saint-Louis, le député Guy Marius Sagna a transmis une série de cinq questions écrites à l’attention de l’Exécutif.
Fidèle à sa démarche, il exige des réponses claires des ministres concernés sur plusieurs urgences nationales.
Absences au premier tour du baccalauréat 2026
Le député s’inquiète du niveau d’absentéisme constaté lors de la dernière session de l’examen du bac. « Près de 5 000 candidats au baccalauréat 2026 ne se seraient pas présentés aux centres d’examen ; 4 983 plus précisément. Ils étaient 3 876 en 2025. Plus de 7 500 en 2024 ».
Face à cette situation, il a décidé d’interpeller directement la tutelle. « Monsieur le Ministre, votre département sait-il les causes de ces milliers d’absence ? » « Si non, votre département est-il intéressé à les connaître ou les identifier ? ». « Votre département compte-t-il mener une étude-enquête pour savoir les différentes raisons de ces milliers d’absence ? ».
Selon le parlementaire, ces informations pourraient aider à comprendre afin de réduire ces absences.
Bitumage de la route Kabendou – Pirada (Ouassadou)
Saisi par les populations de la région de Kolda, Guy Marius Sagna relaie le désarroi et l’engagement des habitants du département de Vélingara. « Monsieur le Ministre, des citoyens m’ont demandé d’attirer votre attention sur la situation préoccupante de la route Kabendou – Pirada, dans la commune de Ouassadou (département de Vélingara, région de Kolda) ».
Il décrit ainsi la situation sur le terrain : « Depuis plusieurs jours, les populations de Ouassadou se mobilisent bénévolement pour tenter de rendre ce tronçon praticable. Jeunes, femmes et personnes âgées travaillent ensemble avec les moyens du bord afin de désenclaver leur commune et permettre la circulation des personnes, des malades, des élèves et des marchandises.»
Tout en saluant cet effort, il souligne les limites de l’action communautaire face aux manquements étatiques : « Cette mobilisation est avant tout un acte citoyen. Elle témoigne du courage, de la solidarité et du sens des responsabilités de toute une population. Mais elle révèle aussi un profond abandon. À plusieurs reprises, les habitants et les autorités locales ont interpellé l’État sur l’état catastrophique de cette route, sans qu’une solution durable ne soit apportée. »
Il conclut en rappelant les devoirs de la puissance publique : « Aujourd’hui, les citoyens font ce qu’il peuvent, mais ils ne peuvent pas se substituer indéfiniment à l’État. Monsieur le Ministre des Infrastructures, quand le gouvernement du Sénégal compte-t-il bitumer ce tronçon de 28 km ? »
Menace sur les archives du tribunal de Saint-Louis
Le troisième dossier concerne la préservation des documents administratifs dans l’ancienne capitale du Sénégal. « Monsieur le Ministre, nos concitoyens de Ndar (Saint-Louis) ont fait plusieurs alertes relatives aux archives qui se trouvent dans l’ancien tribunal de Ndar (Saint-Louis). Ils pensent que des documents sont menacés», transmet-il.
Le député alerte sur la vulnérabilité et l’accessibilité de ces dossiers. « Les documents administratifs archivés dans l’ancien bâtiment du tribunal sont visibles et accessibles depuis la rue Abdoulaye Seck Marie Parsine. Il suffit de tendre la main pour accéder aux documents. Même la pluie pourrait les détruire» , se désole Guy Marius Sagna.
Face à ce péril, il interroge : « Monsieur le Ministre, quelle disposition pouvez-vous prendre pour protéger ces documents ou quelle information pour rassurer nos concitoyens de Ndar ? »
Retard sur les travaux de l’axe Ngaye Mékhé – Thilmakha
Le secteur des infrastructures est de nouveau interpellé au sujet du tronçon de 44 km englobant Ngaye Mékhé, Mérina Ndakhar, Pékesse, Niakhène et Thilmakha. « Monsieur le Ministre des Infrastructures, il y a quatre mois vous lanciez les travaux de réhabilitation de la route Ngaye Mékhé – Mérina Ndakhar – Pékesse – Niakhène – Thilmakha.
Un tronçon de 44 km avec un délai d’exécution de 12 mois. Nos concitoyens s’inquiètent, car les travaux n’ont toujours pas démarré ».
Guy Marius Sagna demande des comptes sur la gestion du calendrier : « Monsieur le Ministre, pouvez-vous expliquer à nos concitoyens ce qui explique ce retard ? Les travaux pourront-ils être terminés dans huit mois comme prévu ou les quatre mois sans travaux vont-ils impacter sur le délai de finition des travaux ? »
Lenteurs dans la création des officines de pharmacie
Enfin, le parlementaire se fait le porte-voix des professionnels de la santé. « Monsieur le Ministre, certains citoyens pharmaciens sont préoccupés par la lenteur constatée dans la publication des listes relatives à la création des officines de pharmacie au Sénégal. Des pharmaciens ayant déposé un dossier dans le cadre de cette procédure disent demeurés dans l’attente de l’évolution de leur dossier depuis l’édition 2024».
Il insiste sur l’impact économique et professionnel de ces retards . « Cette situation prolongée engendre une grande incertitude et retarde considérablement la concrétisation de leur projet professionnel ainsi que les investissements qui y sont liés».
Bien que la liste de l’édition 2024 soit close, l’attente persiste. « Bien que la liste définitive de l’édition 2024 ait été publiée, de nombreux candidats restent dans l’attente des étapes suivantes et d’une meilleure visibilité sur le calendrier des prochaines publications».
Son interpellation se résume à trois questions : qu’est-ce qui explique ces lenteurs ? N’est-il pas possible d’avoir une procédure plus rapide ? Après la publication de la liste définitive de l’édition 2024, quelles sont les autres étapes et les dates où elles auront lieu ?
