« Mauvais choix pour les armées » : un ancien DG de PASTEF s’en prend au ministre Yankhoba Diémé

« Mauvais choix pour les armées » : un ancien DG de PASTEF s’en prend au ministre Yankhoba Diémé

Le spécialiste des questions de défense, de sécurité et de politique étrangère, Mouhamadou Lamine Bara Lo, a ouvertement critiqué la nomination de Yankhoba Diémé à la tête du Ministère des Forces armées. Dans un post sur X, l’ancien directeur général de l’ONFP (Office National de la Formation Professionnelle) et responsable du parti Pastef à Touba estime que le chef de l’État a fait « un mauvais choix pour les armées ».

​Selon Mouhamadou Lamine Bara Lo, le ministre de tutelle n’a pas la carrure nécessaire pour diriger une institution aussi prestigieuse. « Le sieur Diémé manque d’envergure. Il ne peut se prévaloir du renom des grandes valeurs qui font notre armée », tranche l’expert, tout en rappelant que la « trajectoire des forces armées sénégalaises » impose une considération irréprochable.

​Au-delà du manque de profil, l’auteur dénonce vivement la politisation rampante du département de la Défense sous la gestion actuelle. Il accuse le ministre d’avoir dévoyé la vocation républicaine de l’institution : « Yankhoba a fini de transformer les locaux du Ministère des Forces armées en permanence politique », regrette-t-il, ajoutant que « son verbe s’est régulièrement montré catastrophique ».

​L’analyste pointe également du doigt les récentes sorties sur le terrain du ministre, notamment en Casamance, où les affaires militaires auraient servi des desseins partisans. « Il n’a pas hésité, lors de son escapade en zone sud, à politiser les projets qu’aurait l’armée dans cette partie du territoire national », martèle-t-il.

​S’il concède que la fonction de ministre des Forces armées « peut bel et bien être politique », Mouhamadou Lamine Bara Lo rappelle qu’elle exige une posture particulière faite de retenue et de mesure. « Il lui faut, cependant, hauteur et discernement », précise-t-il, avant d’asséner en guise de conclusion : « C’est ce qui manque à Yankhoba ».

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