Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, effectue les 11 et 12 août une tournée à Ziguinchor pour suivre l’évolution de la campagne agricole 2026, indique un communiqué. Exploitations d’arachide, ferme écologique, riziculture et rencontre avec les acteurs sont au programme.
ZIGUINCHOR – Prendre le pouls de la campagne agricole au plus près des champs. C’est l’objectif de la visite de deux jours qu’effectue le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, dans la région de Ziguinchor.
Après plusieurs étapes dans d’autres zones agricoles du pays, le ministre poursuit sa tournée consacrée au suivi de la campagne 2026. Une démarche qui privilégie le terrain, le contact direct avec les producteurs et l’évaluation des réalités locales.
Une exploitation de 50 hectares à Diabir
La première étape conduit la délégation à Diabir, dans la commune d’Oulampane. Le ministre doit y visiter une exploitation d’arachide de 50 hectares, mise en valeur par huit ménages.
L’exploitation utilise notamment la traction bovine et du matériel subventionné par l’État. Elle illustre les efforts engagés pour améliorer la productivité et réduire la pénibilité du travail agricole.
À Tobor, l’agriculture version innovation
À Tobor, dans la commune de Niamone, le ministre découvrira une autre facette de l’agriculture casamançaise. La ferme écologique du jeune entrepreneur Papis Badiane s’étend sur deux hectares.
Production sous serre, fertigation, compostage, cocotiers nains et pisciculture y sont développés simultanément. L’exploitation compte cinq serres de 1 000 m² et une serre de 500 m² destinée aux pépinières.
La ferme participe également à la formation et à l’insertion des jeunes. Huit emplois ont été créés et 46 stagiaires y ont été accueillis et formés.
Une campagne portée par une pluviométrie favorable
Selon les données arrêtées au 5 août, la situation pluviométrique est globalement favorable dans la région.
Les cumuls varient de 320,5 à 515,6 mm à Bignona, de 394,1 à 762,2 mm à Ziguinchor et de 449,1 à 686,3 mm à Oussouye. Avec les cumuls les plus élevés, le département de Ziguinchor apparaît actuellement comme le mieux arrosé.
Cette situation accompagne le développement des principales cultures. Le riz est au stade des pépinières et du repiquage dans les bas-fonds. Le maïs évolue de la phase plantule au début de la montaison. L’arachide se situe entre le stade 7 feuilles et la floraison, tandis que le niébé va du stade plantule au début de la ramification.
La situation phytosanitaire reste, pour l’heure, relativement calme.
Des intrants disponibles
Le niveau de mise en place des intrants est également jugé satisfaisant.
Les semences d’arachide affichent un taux de mise en place de 97,91 %, contre 99,95 % pour le maïs et 96,51 % pour le niébé. Pour les engrais, les taux atteignent 100 % pour le 6-20-10 et le Terracalcou.
Le ministère poursuit le suivi de la mise en place et de la cession des intrants afin de garantir leur disponibilité effective auprès des producteurs.
Les producteurs face au ministre
La tournée sera aussi l’occasion d’un échange direct avec les acteurs agricoles de la région. Producteurs, organisations professionnelles, éleveurs et autres acteurs des chaînes de valeur sont attendus à l’Hôtel Kadiandoumagne de Ziguinchor.
Ils pourront exposer leurs préoccupations et formuler leurs propositions. Un procès-verbal sera établi afin d’assurer le suivi des recommandations issues de ces échanges.
Le riz, autre priorité
La deuxième journée sera consacrée notamment à la riziculture, avec une visite à Katouré, dans la commune de Nyassia.
Cette étape permettra de mettre en lumière le potentiel rizicole de la Casamance, mais aussi les efforts engagés pour renforcer les capacités des producteurs.
Avec ses terres arables, ses ressources hydriques et sa diversité agricole, la région dispose d’atouts importants pour contribuer à la souveraineté alimentaire du Sénégal.
La structuration du secteur progresse également. La Direction régionale du développement rural a procédé à l’immatriculation de 315 sociétés coopératives, contribuant ainsi à la formalisation et à une meilleure organisation des producteurs.
À travers cette tournée, le ministère veut rapprocher davantage la politique agricole des réalités du terrain : observer, écouter et agir, pour mieux accompagner les producteurs et valoriser le potentiel agricole des territoires.
