Mali: la rébellion touareg du FLA annonce se retirer de Kidal face aux opérations de l’armée

Mali: la rébellion touareg du FLA annonce se retirer de Kidal face aux opérations de l’armée

Les rebelles indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui avaient pris le contrôle fin avril de la localité stratégique malienne de Kidal, ont annoncé mardi avoir procédé à « un repli stratégique » de leurs forces face aux opérations de l’armée pour reprendre cette ville du nord.

La perte du contrôle de Kidal fin avril avait constitué un véritable camouflet pour les militaires au pouvoir.

Kidal était passée sous le contrôle du FLA et de ses alliés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, au cours d’une série d’attaques coordonnées menées par le FLA et le JNIM contre des positions stratégiques de la junte et de l’armée dans plusieurs villes du pays.

« Face aux risques croissants pesant sur les rares populations civiles encore présentes dans la ville par l’utilisation disproportionnée de vecteurs aériens par les mercenaires russes de l’Africa Corps et (…) la junte militaire de Bamako, le commandement militaire du FLA décide de procéder à un repli stratégique et maîtrisé de ses forces de la localité de Kidal », annonce le FLA dans un communiqué.

Le FLA affirme qu’il « s’agit d’une mesure opérationnelle temporaire, destinée à préserver intactes ses capacités humaines et logistiques ».

Ce repli « s’est opéré sans qu’aucun combat direct n’ait encore opposé ses forces à l’ennemi », affirme encore le FLA.

Mardi matin, l’armée malienne et les paramilitaires russes du groupe Africa Corps avaient annoncé dans un communiqué avoir engagé des « opérations aéroterrestres d’envergure » dans la région de Kidal.

Selon le FLA, son repli est « la conséquence d’une appréciation objective de la situation opérationnelle et tactique et vise avant tout à préserver des vies humaines contre un adversaire qui évite des contacts terrestres immédiats ».

« Les actions aériennes ennemies ont détruit l’essentiel des infrastructures publiques et civiles et compromettent des vies humaines innocentes, systématiquement visées par le régime de Bamako », accuse-t-il dans le communiqué.

Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes, de leurs alliés du FLA et de groupes criminels communautaires.

AFP