FMI-Sénégal : Ousmane Sonko réclame une « transparence absolue » sur l’accord au titre de la FEC

FMI-Sénégal : Ousmane Sonko réclame une « transparence absolue » sur l’accord au titre de la FEC

À la suite des déclarations conjointes du Fonds monétaire international (FMI) et du gouvernement sénégalais faisant état d’un accord technique au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est sorti du silence pour réclamer une « transparence absolue » sur les clauses exactes négociées par l’exécutif.

Dans une déclaration publique, le président de l’Assemblée nationale estime que le « langage diplomatique tenu de part et d’autre ne donne aucune information sur le détail de ce projet d’accord, ni sur les engagements du Sénégal ». Il s’interroge notamment sur la nature exacte des contreparties validées par les autorités sénégalaises.

Ousmane Sonko demande ainsi des précisions sur « les engagements du Sénégal sur le traitement de sa dette », mais aussi sur le contenu des réformes relatives à la viabilité des finances publiques, à la protection des ménages vulnérables et aux entreprises publiques. Il interpelle également le gouvernement sur le devenir « des audits internationaux de la dette qui étaient exigés ».

Selon le président de l’Assemblée nationale, ces décisions engagent directement l’avenir économique du pays, dans un contexte où les contraintes liées à ces engagements seront, selon lui, supportées par les citoyens. Fort de sa connaissance du dossier, pour avoir participé pendant de longs mois aux discussions, Ousmane Sonko met en garde contre des orientations qui, estime-t-il, « ne reproduisent que les erreurs du passé ».

Afin de garantir l’information des citoyens et le respect des prérogatives de la représentation nationale, le président de l’Assemblée nationale adresse deux demandes précises au gouvernement. Il exige que le mémorandum soit « publié […] pour une information correcte et pour qu’un débat sain soit ouvert » ou, « à défaut, [qu’il soit] transmis à l’Assemblée nationale, représentation populaire ».

Ousmane Sonko avertit enfin que les grandes orientations découlant de ces engagements seront nécessairement intégrées dans la prochaine loi de finances rectificative ou dans le projet de loi de finances pour 2027, attendu à l’Assemblée nationale au mois d’octobre 2026.

« Et le débat aura lieu ! », a-t-il conclu.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *