Jugé devant la chambre criminelle du TGI de Pikine-Guédiawaye pour viol sur mineure et pédophilie, O. Maïga, un gérant de gargote d’origine malienne né en 2001, risque gros. Alors que le Parquet a requis contre lui 10 ans de réclusion criminelle, le mis en cause sera fixé sur son sort le 4 août prochain.
Un geste prémédité
Les faits remontent au 18 mai 2022 à Diamaguène Sicap Mbao. Profitant de l’absence des adultes et de la vulnérabilité de la famille – la mère étant fortement diminuée par un AVC -, l’accusé s’est introduit au domicile sous un faux prétexte, détaille L’Observateur.
La même source ajoute qu’il s’est attaqué à la jeune M. B. Samba, une adolescente de 13 ans décrite comme une enfant particulièrement vulnérable qui « n’a commencé à parler qu’à l’âge de sept ans ». Fréquentant régulièrement les lieux pour rendre visite à des amis locataires, l’accusé « connaissait parfaitement la configuration des lieux et le rythme des habitants ». Il aurait contraint la fillette à subir un acte sexuel sous la menace de mort.
Alerte, certificat médical et revirements de l’accusé
L’alerte a été donnée le soir même par la grande sœur de la victime, intriguée par des traces suspectes. Après que la mère a tenté une palpation sommaire de « l’entrecuisse moite » de l’enfant, la parole de la fillette s’est enfin déliée grâce à l’intervention d’une voisine, menant à une plainte dès le lendemain.
Face aux enquêteurs puis au juge d’instruction, poursuit le journal, O. Maïga a d’abord reconnu avoir serré la victime « fort contre sa poitrine » avant de nier catégoriquement sa présence sur les lieux, évoquant une prétendue machination sur fond de dette financière. Un certificat médical est venu confirmer des déchirures hyménales.
La défense plaide la nullité et…
Dans son réquisitoire, le ministère public a qualifié l’accusé de « prédateur » ayant tiré parti de la détresse d’une famille. De leur côté, complète le quotidien du Groupe futurs médias, les avocats de la défense ont soulevé un vice de procédure et pointé des contradictions dans les déclarations de la victime pour réclamer l’acquittement pur et simple de leur client. La décision a été mise en délibéré.
