Juan Branco saisit la Cour de cassation pour accélérer les procédures visant Macky Sall

Juan Branco saisit la Cour de cassation pour accélérer les procédures visant Macky Sall

L’avocat franco-espagnol Juan Branco a annoncé son retour à l’exercice de la profession d’avocat et indique avoir saisi la Cour de cassation française afin d’accélérer l’examen des procédures qu’il dit avoir engagées contre l’ancien président sénégalais Macky Sall.

Dans une publication diffusée ce mardi sur sa page Facebook, Juan Branco est revenu sur sa suspension temporaire du barreau. « Il y a neuf mois, on me suspendait, pour un écrit, le temps d’une naissance. Aujourd’hui, alors que je redeviens avocat », a-t-il écrit, avant d’évoquer les informations faisant état du soutien du Sénégal à une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Selon Juan Branco, cette perspective s’accompagnerait de démarches visant à mettre un terme aux procédures judiciaires qu’il affirme avoir engagées en France au nom de victimes des violences survenues lors des manifestations politiques au Sénégal. L’avocat soutient que l’ancien chef de l’État « aurait demandé à l’État français et à l’État sénégalais que soient enterrées les procédures » en cours.

Ces procédures portent, selon lui, sur les décès de manifestants tués par balles lors des manifestations qui ont marqué les dernières années du pouvoir de Macky Sall. Juan Branco affirme agir afin que « toute la vérité soit faite » sur ces événements et que les responsabilités soient établies par la justice.

Dans sa déclaration, l’avocat réitère ses accusations à l’encontre de l’ancien président, qu’il tient pour responsable de ces décès. À ce stade, ces allégations n’ont toutefois pas donné lieu à une décision de justice établissant une responsabilité pénale de Macky Sall. Estimant que l’évolution du contexte rend nécessaire un traitement rapide de cette affaire, Juan Branco indique avoir demandé à la Cour de cassation française d’inscrire le dossier à l’audience « dans les plus brefs délais », afin que la procédure puisse suivre son cours devant la justice française.

 

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