La superviseure générale de Kirraay, Aminata Touré, maintient la pression sur Ousmane Sonko au sujet de la gestion du fonds « Jam pour la paix en Casamance ». Elle demande que les investigations parlementaires soient élargies à l’utilisation de ces ressources, afin que toute la lumière soit faite sur leur gestion.
Cette exigence de transparence a été réaffirmée lors d’un meeting organisé par le maire de Bambilor, Ngagne Diop, à l’occasion de son ralliement officiel à Kirraay. Devant les militants et les responsables présents, Aminata Touré a invité les députés de Pastef à prendre leurs responsabilités en initiant une commission d’enquête parlementaire spécifiquement consacrée aux fonds « Jam ».
Pour la superviseure générale de Kirraay, la transparence dans la gestion des deniers publics ne saurait être une exigence à géométrie variable. Elle estime que l’examen des comptes doit concerner tous les fonds concernés, sans exception, afin de dissiper les interrogations et de prévenir toute suspicion.
« Je rappelle aux Sénégalais que Kirraay et le président Bassirou Diomaye Faye sont les premiers à demander de la transparence dans la reddition des comptes. Que cela soit clair : personne ne peut nous donner des leçons sur ce sujet », a-t-elle déclaré.
Dans la foulée, Aminata Touré a lancé un appel direct aux députés de Pastef, les exhortant à mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation des fonds « Jam ». Une initiative qui, selon elle, permettrait de soumettre leur gestion à un examen approfondi et de répondre aux interrogations soulevées.
« S’ils le font, la transparence sera totale », a-t-elle ajouté.
À travers cette demande, Aminata Touré place ainsi la question de la gestion du fonds « Jam pour la paix en Casamance » au cœur du débat sur la reddition des comptes. Reste à savoir si les députés concernés donneront suite à cet appel et quelles conclusions une éventuelle enquête parlementaire pourrait faire émerger.
