Exclusif Enquête

KÉBÉMER : 548 CAS DE SYNDROME DIGESTIF AIGU ENREGISTRÉS, UNE ÉPIDÉMIE DE TIAC SOUS SURVEILLANCE

KÉBÉMER : 548 CAS DE SYNDROME DIGESTIF AIGU ENREGISTRÉS, UNE ÉPIDÉMIE DE TIAC SOUS SURVEILLANCE

KÉBÉMER : 548 CAS DE SYNDROME DIGESTIF AIGU ENREGISTRÉS, UNE ÉPIDÉMIE DE TIAC SOUS SURVEILLANCE
PLAQUE DS KEBEMER Image prise par nos envoyés spéciaux le 07 Novembre 2026 ADT

Depuis le lundi 2 novembre 2026, la commune de Kébémer, dans la région de Louga, fait face à une épidémie de syndrome digestif aigu dont les origines exactes sont encore en cours d’identification. Les premières investigations sanitaires orientent vers une possible toxi-infection alimentaire collective (TIAC).

Dans son dernier rapport de situation, arrêté au 6 novembre 2026 à 10 h 30, le médecin-chef du district sanitaire de Kébémer, Dr Taïrou Mbaye, fait état de 548 cas enregistrés dans neuf sites de notification, dont 65 nouveaux cas signalés depuis le précédent bilan.

La répartition des cas révèle une forte concentration dans deux structures sanitaires. Le centre de santé de Kébémer totalise 321 cas, soit 58,6 % des personnes recensées, tandis que la clinique Serigne Saliou en compte 90, représentant 16,4 % du bilan global. D’autres cas ont été signalés notamment à Diamaguène, Thiakrom Fall, au Centre d’instruction des gendarmes auxiliaires (CIGA), à Diokoul, à la Maison d’arrêt et de correction (MAC), à Ndande et à Lampoul.

L’apparition de cas dans des milieux collectifs fermés, notamment au CIGA avec 22 cas et à la MAC avec 12 cas, constitue également un point d’attention pour les autorités sanitaires. Cette situation renforce la nécessité d’identifier une éventuelle exposition alimentaire commune, notamment à travers les circuits de restauration collective.

Sur le plan clinique, le rapport du district sanitaire se veut rassurant. Tous les patients recensés sont dans un état stable et certains sont déjà guéris. Aucun cas grave n’est actuellement signalé et aucun décès n’a été enregistré à la date du bilan. Les patients sont soit maintenus en observation dans les structures sanitaires, soit pris en charge en ambulatoire.

Face à cette situation, les autorités sanitaires ont engagé plusieurs actions prioritaires. Il s’agit notamment d’identifier les éventuelles sources communes de contamination, de recenser les personnes exposées, de procéder à des prélèvements sur les patients, les aliments et l’eau, ainsi que de renforcer les inspections sanitaires dans les lieux de préparation et de restauration collective.

En attendant les résultats des investigations, les services sanitaires appellent à maintenir la vigilance et à renforcer les mesures d’hygiène alimentaire et hydrique.

Le prochain point de situation est annoncé pour ce samedi 7 novembre 2026. L’identification de l’origine de cette épidémie reste désormais un enjeu majeur pour contenir sa propagation et prévenir de nouveaux cas.