Le parquet du tribunal correctionnel de Ziguinchor a requis hier, jeudi 5 novembre, une peine de huit ans d’emprisonnement ferme et une amende de 5 millions de francs CFA à l’encontre de douze hommes. Les prévenus sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH.
L’affaire, jugée à huis clos, avait débuté en août dernier dans le quartier de Peryssac. Une opération de la Section de recherches de la gendarmerie avait alors mené à l’interpellation d’un coiffeur influent sur le réseau social TikTok, connu sous le pseudonyme de « Momo ». L’examen du téléphone portable de ce dernier, contenant des vidéos à caractère sexuel, a permis aux enquêteurs de remonter la piste de ses partenaires présumés.
Au total, onze autres personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette enquête. Le profil des mis en cause est varié : un infirmier de l’hôpital de la Paix, deux tailleurs, deux commerçants, deux conducteurs de Jakarta, un cuisinier, un vendeur de terrains, ainsi qu’un élève et un étudiant.
Selon des éléments de l’enquête rapportés par le quotidien Libération, les suspects auraient reconnu les faits lors des confrontations, face aux discussions et images explicites extraites de l’application WhatsApp. Par ailleurs, des dépistages volontaires ont révélé la séropositivité au VIH de cinq des prévenus.
À la barre, les avocats de la défense ont contesté l’ensemble des chefs d’accusation, plaidant pour une relaxe pure et simple de leurs clients. Le tribunal correctionnel a mis l’affaire en délibéré et rendra son verdict le mardi 10 novembre 2026.
