La conseillère spéciale à la présidence de la République du Sénégal, Dieynaba Wone, a annoncé jeudi soir qu’il avait été mis fin à ses fonctions. Cette décision, actée par arrêté du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, intervient après près de deux ans de service au palais présidentiel.
Dans une déclaration publique empreinte de sobriété républicaine, Mme Diop dite Dieynaba Wone a tenu à saluer l’autorité de l’État : « Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la République pour la confiance qu’il a placée en ma personne », a-t-elle écrit, qualifiant son passage au cabinet d’« immense honneur ».
Au-delà de la courtoisie institutionnelle d’usage, le positionnement politique de l’ex-conseillère retient particulièrement l’attention des observateurs de la scène politique dakaroise. Militante de la première heure et membre active du Secrétariat national à la communication (SN COM) du parti au pouvoir, PASTEF, depuis 2015, elle a réservé une « mention spéciale » à Ousmane Sonko.
Mme Diop a formellement renouvelé sa « totale confiance », son « engagement » et sa « loyauté » à l’actuel président de l’Assemblée nationale. Un alignement qui résonne comme une clarification majeure au moment où les rééquilibrages internes et les vagues de réaménagements se poursuivent au sein de l’appareil d’État.
« Les fonctions passent, les convictions demeurent »
Alors que les raisons officielles de ce départ n’ont pas été explicitées par le secrétariat général de la Présidence, l’ancienne conseillère a clos sa sortie sur une note de résilience idéologique : « Les fonctions passent, mais les convictions, les valeurs et l’engagement demeurent ».
Cette transition administrative replace Dieynaba Wone au cœur de l’appareil militant du PASTEF, à l’heure où les structures du parti se réorganisent en vue des prochaines échéances institutionnelles.
