Chaque hivernage, le même scénario se répète : des familles sous les eaux, des biens détruits, des milliards dépensés, et toujours pas de solution durable.
Mon cher cousin, je sais combien tu souffres de cette situation, comme tant d’autres habitants de la Zone de Captage. Vous vivez avec la peur des inondations, les difficultés de déplacement et les conséquences sur vos maisons, votre santé et votre quotidien.
Pourtant, le problème est connu : la Zone de Captage est une cuvette naturelle. L’eau y suit son chemin.
Alors une question politique s’impose : qui a autorisé les constructions dans une zone qui devait rester non aedificandi ?
On ne peut pas combattre l’eau en ignorant son trajet. L’eau ne rate jamais son chemin. C’est nous qui avons construit sur le sien.
Notre demande est claire : un audit public de toutes les autorisations de construire délivrées dans la Zone de Captage, la suspension de toute nouvelle autorisation dans les zones à risque et la mise en place d’un plan de réaménagement définitif, avec un calendrier précis et des engagements publics.
Mon cri de colère est donc simple : arrêtons de traiter uniquement les conséquences et attaquons-nous enfin aux causes.
Il faut un véritable diagnostic hydraulique et urbanistique de la Zone de Captage, identifier les zones à risque, préserver les espaces nécessaires à l’écoulement des eaux et trouver, avec les populations concernées, une solution durable.
Les populations ne veulent plus de promesses à chaque hivernage. Elles veulent une décision politique et une solution durable.
Mon cher cousin, sache que tu n’es pas seul. Ta souffrance est celle de nombreuses familles, et elle doit être entendue.
Zone de Captage, notre vie n’est pas une variable d’ajustement !
L’eau a son chemin, nous voulons notre avenir !
Assez de subir : il faut décider, agir et rendre des comptes !
Gando Ba Kandé
