Michelle Bachelet retire sa candidature au poste de Secrétaire générale de l’ONU

Michelle Bachelet retire sa candidature au poste de Secrétaire générale de l’ONU

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a officiellement annoncé le retrait de sa candidature au poste de Secrétaire générale des Nations unies. Sa décision intervient alors que sa candidature semblait pâtir d’un soutien insuffisant au sein du Conseil de sécurité, composé de 15 membres appelés à se prononcer dans le processus de sélection.

« J’ai décidé de ne pas maintenir ma candidature au poste de Secrétaire générale des Nations unies », a déclaré Michelle Bachelet, dans des propos relayés par Mediapart. L’ancienne présidente chilienne a toutefois estimé que sa candidature avait permis de faire avancer une revendication qu’elle juge importante : « contribuer à ancrer dans le débat mondial l’idée que la prochaine secrétaire générale doit être une femme d’Amérique latine ».

Une candidature fragilisée par l’évolution du soutien chilien

Ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et figure politique majeure de la gauche chilienne, Michelle Bachelet avait été officiellement proposée en février par le gouvernement de l’ancien président Gabriel Boric.

Mais le changement de pouvoir à Santiago a considérablement modifié la donne. Après l’élection du nouveau président chilien, José Antonio Kast, le gouvernement a retiré son soutien officiel à la candidature de l’ancienne présidente.

Cette évolution a constitué un revers important pour Michelle Bachelet, alors que le soutien de son pays d’origine représentait un élément déterminant dans sa campagne diplomatique pour accéder au poste le plus élevé de l’ONU.

Un troisième vote informel défavorable

Le retrait de Michelle Bachelet intervient quelques jours après la publication des résultats du troisième sondage informel organisé au Conseil de sécurité, le 18 septembre 2026.

Selon les résultats communiqués, l’ancienne présidente chilienne n’a obtenu qu’une voix dans la catégorie « encourage », contre onze voix dans la catégorie « discourage » et trois abstentions. Elle s’est ainsi retrouvée en avant-dernière position parmi les candidats encore en lice.

Ces consultations informelles constituent une étape importante du processus, même si elles ne constituent pas à elles seules une décision formelle du Conseil de sécurité. Elles permettent néanmoins de mesurer le niveau de soutien dont bénéficient les différents candidats avant les étapes décisives de la procédure.

Une succession désormais largement dominée par les candidatures latino-américaines et caribéennes

Après le retrait de Michelle Bachelet, la course à la succession d’António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026, compte désormais sept candidats : quatre femmes et trois hommes.

La compétition apparaît particulièrement marquée par les candidatures issues d’Amérique latine et des Caraïbes. La Costaricienne Rebeca Grynspan et la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett figurent notamment parmi les prétendantes les plus visibles dans les consultations informelles.

Le retrait de Michelle Bachelet intervient ainsi dans un contexte où la représentation régionale et la question de la désignation d’une femme à la tête de l’ONU occupent une place importante dans les débats autour de la succession d’António Guterres.

Macky Sall également en difficulté

Derrière les candidats les mieux positionnés dans les consultations informelles, plusieurs prétendants rencontrent des difficultés à consolider leur soutien au sein du Conseil de sécurité.

C’est notamment le cas de l’ancien président sénégalais Macky Sall. Lors du troisième sondage informel, sa candidature a recueilli cinq voix favorables, contre neuf voix défavorables, selon les résultats rapportés.

Le retrait de Michelle Bachelet et les résultats enregistrés par plusieurs autres candidats illustrent ainsi la difficulté de la course à la succession d’António Guterres. À mesure que le processus avance, les rapports de force au sein du Conseil de sécurité pourraient être amenés à évoluer, alors que les États membres poursuivent leurs consultations diplomatiques avant la désignation du prochain Secrétaire général des Nations unies.

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