Dialogue islamo chrétien ( Par Cheikh Oumar TALL)

Dialogue islamo chrétien ( Par Cheikh Oumar TALL)

Dialogue islamo chrétien ( Par Cheikh Oumar TALL)

Le Khalife de Bambilor, c’est quoi son histoire de dialogue islamo chrétien ? Je vois que c’est comme remplir un seau troué, on obtiendra jamais d’eau. Pour le dialogue islamo-chrétien il faudrait au préalable une reconnaissance réciproque, c’est-à-dire que chacun accepte l’autre dans sa façon de faire et d’être ; l’Islam reconnait au chrétien leur croyance, c’est-à-dire leur prophète que nous appelons Issa, même si notre façon de croire en Issa est différente de la leur. Pour eux dans la trinité : Marie, Jésus et le saint esprit, de même que leur croix.

Alors que chez nous Issa est une créature, u prophète envoyé de Dieu. C’est deux approches différentes. Sinon eux, ils ne reconnaissent pas notre référence fondamentale qui est Mohamed (SA). Les chrétiens ne reconnaissent pas la prophétie de Mohamed, dans ce cas comment peut-il y avoir de dialogue ? C’est dans la reconnaissance réciproque qu’on peut établir un dialogue. Ça c’est le premier point de blocage de notre dialogue avec les chrétiens. Le deuxième point de discorde, ils disent que Christ a été tué, crucifié, enterré, et trois jours après ressuscité.

Alors que Dieu dit qu’il n’a ni été tué, ni crucifié. C’est son sosie qui a été mis à sa place par la grâce de Dieu et qui fut tué et crucifié. Et, troisième divergence fondamentale, ils parlent de la trinité de Dieu, Marie, Jésus et Saint-Esprit.
Alors qu’en islam, on parle d’unicité, de Dieu. Unicité et trinité, ce sont deux concepts très différents, diamétralement opposés. Et c’est pourquoi un dialogue avec les chrétiens est impossible et encore moins avec les juifs. Tout comme les chrétiens disent que Jésus est le fils de Dieu, les juifs disent aussi que Osaire est le fils de Dieu. Ce qui est possible, c’est une cohabitation pacifique, avec le respect de la croyance de l’autre, de ses pratiques ainsi que de leur façon de vivre selon leur religion. Et à travers le monde, ce sont les musulmans à qui on empêche de pratiquer leur religion, comme il se doit.

La Shahada, qui est la profession de foi à Allah, est le pouvoir juridique et politique de Dieu. Et en ce qui concerne les jugements, les musulmans au Sénégal n’ont pas cette possibilité de se référer à la religion pour légiférer. Dans la Sourate 5, verset 44, 45, 47, il dit que celui qui émet un jugement sans se référer au Coran voila l’infidèle, le mécréant, le pervers, le prévaricateur.

Dans nos tribunaux, il n’y a que des lois laïques, ce qui est une conséquence de la laïcité de l’Etat anormalement établi dans la constitution du pays, dans les tribunaux, il y a un code civil pénal laïc, alors que ça devrait être un code civil pénal musulman. Alors, cette cohabitation pacifique qui est possible, doit permettre aux musulmans de vivre leur foi intégralement. De même que les autres religions aussi.

Voilà mon approche sur le dialogue islamo-chrétien. Alors, ces personnes à qui le Khalife de Bambilor donne une conférence, ne croient pas à la croyance des musulmans.
Tandis que le Khalif lui, il croit plutôt à la reconnaissance de Jésus Christ. Voilà. Je vous remercie beaucoup.

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