Cette opération pourrait permettre aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs éléments compromettants, notamment ceux susceptibles d’identifier les « correspondants » du cybercriminel, selon les informations rapportées dans le document.
Libération avait annoncé l’extraction de la prison d’El Hadji Babacar Dioum, alias « Kocc Barma », , la semaine dernière, pour l’exploitation des données de son téléphone portable de marque iPhone 16. Alors que l’intéressé faisait déjà l’objet de plusieurs procédures, les enquêteurs ont décidé de se pencher sur son téléphone afin d’en exploiter les données, conformément aux dispositions de la loi.
Cette opération pourrait permettre aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs éléments compromettants, notamment ceux susceptibles d’identifier les « correspondants » du cybercriminel, selon les informations rapportées dans le document. Dans le cadre de cette délégation judiciaire, le doyen des juges a demandé aux enquêteurs d’extraire les données, de les identifier, de les interpréter et de les conduire vers son cabinet toutes les personnes impliquées dans les faits, en qualité de complice, coauteur ou receleur, mais également d’adresser un tableau des opérateurs téléphoniques et des réquisitions aux fins d’identifier les numéros de téléphone et les abonnements concernés.
Les données extraites du téléphone d’El Hadji Babacar Dioum ont également été adressées à l’administration des greffes du tribunal de commerce de Dakar afin d’identifier toutes les personnes inscrites au nom de « El Hadji Babacar Dioum » et de ses proches. Par ailleurs, le magistrat instructeur a invité la DSC à procéder à la police des frontières à des réquisitions afin de déterminer les différentes sorties du territoire entre 2017 et 2025 d’El Hadji Babacar Dioum, qui serait au cœur d’un réseau transfrontalier tout comme son coinculpé El Hadji Demba alias « Leuk Daour ».
Pour rappel, les deux hommes sont écroués depuis juin 2025 pour des faits de malfaiteur, collecte illicite de données, diffusion de données à caractère personnel, atteinte à l’intimité de la vie privée, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, pornographie infantile, extorsion de fonds et complicité de ces faits.
