Société: La jeune fille qui avait accusé son père de viol, arrêtée cette fois ci pour avortement clandestin

Société: La jeune fille qui avait accusé son père de viol, arrêtée cette fois ci pour avortement clandestin

Après avoir accusé son père de viol en 2025, une jeune femme de 18 ans est de nouveau confrontée à la justice. S. Siby est cette fois visée par une enquête sur un avortement clandestin qui aurait failli lui coûter la vie.

S. Siby, 18 ans, est à nouveau dans le viseur des enquêteurs. En juillet 2025, ses accusations de viol contre son père biologique avaient conduit ce dernier en prison. Un an plus tard, elle se retrouve impliquée dans une nouvelle procédure, cette fois liée à une interruption clandestine de grossesse.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune femme était enceinte de son petit ami, un homme marié et père de famille. Refusant de poursuivre la grossesse, elle aurait décidé de provoquer elle-même son avortement, à l’insu de son entourage.

Le 7 août dernier, alors qu’elle était enceinte d’environ quatre mois, elle se serait procuré des médicaments destinés à provoquer des règles. Après leur ingestion, elle a été prise de violentes douleurs abdominales et de fortes métrorragies.

Évacuée à l’hôpital, elle aurait dissimulé les circonstances de son état aux soignants et été traitée pour une anémie. Mais son état s’étant aggravé le lendemain, elle a été réadmise en urgence.

Intrigués par son tableau clinique, les médecins ont voulu pratiquer une échographie pelvienne. S. Siby aurait refusé l’examen avant de quitter précipitamment l’établissement. La direction de l’hôpital a alors alerté la police.

Saisie, la police du commissariat central de Thiès a interpellé la jeune femme ainsi que sa mère. Cette dernière a affirmé ignorer les faits et a finalement été remise en liberté.

L’enquête s’est ensuite intéressée au petit ami présumé de S. Siby. L’homme a été interpellé, tout comme une tante maternelle de la jeune femme, soupçonnée d’avoir tenté de dissimuler l’avortement en présentant les symptômes comme une simple crise d’anémie.

S. Siby, son compagnon présumé et sa tante ont été placés en garde à vue avant d’être libérés sur convocation. Ils sont attendus ce mercredi à 16 heures au commissariat central de Thiès pour la suite de la procédure.

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