Keur Massar Sud : face aux eaux stagnantes et aux difficultés sanitaires, la colère monte

Keur Massar Sud : face aux eaux stagnantes et aux difficultés sanitaires, la colère monte

​À Keur Massar Sud, les difficultés liées à l’accès aux services sociaux de base restent une préoccupation majeure pour les populations. Dans cette commune en pleine croissance démographique, les habitants font face à plusieurs défis, notamment dans le domaine de la santé, de l’assainissement, de l’éducation et du sport. Une situation qui relance le débat sur la nécessité d’accélérer les investissements publics dans les infrastructures.

​Dans le domaine sanitaire, Keur Massar compte trois postes de santé. Pour les populations, cette offre reste largement insuffisante au regard des besoins d’une commune qui connaît une forte expansion démographique. Le manque d’équipements et de moyens constitue également une difficulté supplémentaire. Selon Mame Gana, cette situation préoccupe fortement les habitants, confrontés à des conditions qui ne permettent pas toujours une prise en charge rapide et efficace des patients.

​Face à cette situation, les populations demandent la transformation du poste de santé Fatou Bâ en centre de santé. Pour elles, cette évolution permettrait de renforcer l’offre médicale et de rapprocher davantage les services de santé des habitants. Au-delà de la construction d’infrastructures, les populations souhaitent également voir les structures existantes équipées et dotées de ressources humaines suffisantes. Car disposer d’un poste de santé sans équipements adaptés ni personnel en nombre suffisant ne permet pas de répondre pleinement aux besoins sanitaires.

​À cette problématique sanitaire s’ajoute celle des inondations : plusieurs quartiers de Keur Massar Sud restent particulièrement exposés pendant la saison des pluies. Dans certaines zones, les populations affirment être confrontées chaque année à des difficultés de déplacement, à l’inaccessibilité de certaines routes et à la stagnation des eaux. Sur ce, le président du mouvement « Fathie Mbebeutou Askan wi » plaide ainsi pour un élargissement du Progep 2 afin que davantage de quartiers puissent bénéficier des ouvrages de drainage et des aménagements nécessaires à la lutte contre les inondations.

​À Keur Aladji Pathé, le constat dressé par les habitants est similaire. À chaque saison des pluies, ils disent vivre un véritable calvaire. L’eau qui s’accumule dans certains secteurs perturbe les activités quotidiennes et constitue une menace pour les habitants. Pour les populations, la lutte contre les inondations ne devrait pas se limiter à des interventions ponctuelles pendant l’hivernage. Elles souhaitent des solutions durables fondées sur une meilleure planification urbaine, un réseau d’assainissement adapté et la réalisation d’ouvrages capables d’anticiper les conséquences des fortes pluies.

​Les préoccupations ne se limitent toutefois pas à la santé et à l’assainissement. L’éducation et le sport occupent une place importante dans les revendications des habitants. Le manque d’infrastructures sportives et éducatives constitue un véritable enjeu de développement. Les habitants réclament des investissements dans les établissements scolaires, mais aussi des terrains et équipements sportifs. Pour eux, investir dans ces secteurs revient à investir directement dans l’avenir de la jeunesse. Car des infrastructures scolaires adaptées peuvent contribuer à améliorer les conditions d’apprentissage, tandis que les espaces sportifs de proximité peuvent offrir aux jeunes des cadres d’épanouissement, de socialisation et d’encadrement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *