Le député Guy Marius Sagna interpelle le nouveau président en exercice de la CEDEAO, le président Bassirou Diomaye Faye, sur la ‘’contradiction ‘’ entre son discours panafricain et une décision récente de son gouvernement.
Dans un message publié sur ses plateformes sociales, le parlementaire a rappelé que le 19 juillet 2026, Bassirou Diomaye Faye affirmé son ambition pour la région en déclarant : «Vive la CEDEAO. Vive une Afrique de l’Ouest réconciliée et unie.»
Une déclaration qui selon le député, diffère avec une décision prise quelques jours plus tôt où le gouvernement interdisait à Dakar une conférence de ressortissants africains de la Guinée.
Selon Guy Marius Sagna, ‘’ces Guinéens voulaient sensibiliser sur l’épidémie de disparitions forcées et ciblées en cours en Guinée. Au moins 35 Africains de Guinée, dont quatre enfants de moins de 16 ans, une femme et un homme de 76 ans ».
Il a affirmé que les autorités sénégalaises auraient justifié l’interdiction de la conférence par la volonté d’éviter toute incompréhension. « Nous ne voulons pas d’incompréhension entre Dakar et Conakry ».
Pour le député, cette position illustre les limites de l’organisation régionale. « Voilà la formule préférée de la CEDEAO des chefs d’État », a-t-il lancé.
Il demande ensuite ce que les populations peuvent attendre de cette présidence tournante : « Que peuvent espérer les ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest de Diomaye à la tête de la CEDEAO pendant les 12 prochains mois ? Est-ce cela ‘l’Afrique de l’Ouest réconciliée et unie’? », s’est-il interrogé.
Guy Marius Sagna conclut par un soutien aux victimes et une exigence. Le parlementaire a également exprimé sa solidarité aux ressortissants guinéens. «Honte au gouvernement du Sénégal ! Soutien aux Africains de Guinée victimes de disparitions forcées et ciblées ! Stop aux disparitions forcées et ciblées en Guinée !», a-t-il martelé.
Il a enfin plaidé pour une autre Afrique de l’Ouest souveraine, démocratique juste et prospère. «Une autre Afrique de l’Ouest est nécessaire et possible. Une Afrique de l’Ouest souveraine, démocratique, juste et prospère », a-t-il conclu.
