Cette année, l’État du Sénégal a prévu de dépenser 7 184,6 milliards de FCFA. Au cours du premier trimestre, il a déjà exécuté 1 482,7 milliards de FCFA de dépenses au titre du Budget général. Comment ces ressources ont-elles été utilisées ?
Les décaissements les plus importants ont été opérés au niveau des « Dépenses ordinaires ». À ce niveau, l’État a déboursé 1 185,5 milliards de FCFA, répartis en quatre grandes catégories de dépenses.
15,5 milliards de FCFA pour la facture d’eau de l’administration
En effet, 285 milliards de FCFA ont été versés aux créanciers de l’État afin d’honorer le paiement des intérêts et autres charges de la dette publique.
Ensuite, l’État a consacré 375,1 milliards de FCFA à la rémunération de ses 195 144 agents. Soit une hausse de 18 milliards par rapport à la même période de 2025. Les salaires ont représenté 366,9 milliards de FCFA, tandis que les prestations sociales se sont élevées à 8,2 milliards.
L’État a également dépensé 79,7 milliards de FCFA pour l’acquisition de biens et services pour son fonctionnement. Sur ce montant, 15,5 milliards de FCFA ont été consacrés au règlement de la facture d’eau de l’administration.
Les subventions à l’énergie et le poids des transferts aux sociétés
La rubrique la plus importante des dépenses ordinaires reste toutefois celle des « transferts courants », qui a atteint 445,7 milliards de FCFA. Dans cette enveloppe figurent notamment les subventions accordées par l’Etat.
Ainsi, 165,5 milliards ont été consacrés à la compensation tarifaire dans le secteur de l’énergie. L’État a également versé 13,5 milliards à Air Sénégal, 10 milliards à la Société nationale de gestion du patrimoine du Train express régional et 5 milliards à l’Unité de gestion du Comité international olympique.
L’Artp a bénéficié d’un transfert de 4,2 milliards, tout comme le Fonds national pour l’entrepreneuriat rapide. La Poste a, aussi, reçu 3 milliards, l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte 2,6 milliards, Dakar Dem Dikk 2,3 milliards (Rémunération des obligations de service public), l’Isra 1,7 milliard et la Cosama 1,2 milliard (Rémunérations de services).
40,4 milliards pour les bourses, 27,7 milliards aux Universités
Toujours au titre des transferts courants, l’État a mobilisé 40,4 milliards de FCFA pour les bourses des étudiants et 27,5 milliards en faveur des Universités et des écoles d’ingénieurs.
Par ailleurs, 8,1 milliards de FCFA ont été transférés à l’Agence de la Couverture sanitaire universelle (AS-CSU), 6,5 milliards aux hôpitaux et 400 millions à l’Office des forages ruraux.
160,8 milliards pour les investissements sur ressources internes
Outre les dépenses ordinaires, les « Dépenses en capital » ont représenté 297,2 milliards de FCFA au cours du premier trimestre. Elles se répartissent entre 160,8 milliards de FCFA d’investissements financés sur ressources internes et 136,4 milliards de FCFA d’investissements financés par les prêts-projets et les dons en capital.
Et à fin mars 2026, les investissements exécutés par l’État se sont chiffrés à 3,3 milliards, représentant 0,3% des prévisions de la LFI. Un niveau très bas.
Pour les « transferts en capital », l’Etat a dépensé 157,5 milliards pour investir 88,1 milliards sur la Campagne agricole et l’amélioration de la productivité agricole (82,9 milliards), 5,2 milliards pour la mécanisation et l’équipement rural, 14,5 milliards sur la gestion et l’entretien des infrastructures routières, 13,5 milliards sur le projet d’acquisition de 2 avions pour Air Sénégal, etc.
