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Projet de loi de finances rectificative : Ousmane Sonko met en garde contre les pressions

Projet de loi de finances rectificative : Ousmane Sonko met en garde contre les pressions

Ousmane Sonko Président Assemblée Nationale lors de la séance plénière du 27 Octobre 2026 sur le Projet de Loi de Finance Rectificative
Ousmane Sonko Président Assemblée Nationale lors de la séance plénière du 27 Octobre 2026 sur le Projet de Loi de Finance Rectificative

Face aux menaces et aux invectives visant l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko rappelle que les députés exerceront librement leurs prérogatives constitutionnelles. Le président de l’institution insiste sur le respect de la séparation des pouvoirs et place l’intérêt supérieur du Sénégal au-dessus des pressions politiques.

Le ton est ferme et le message sans équivoque. Dans sa note introductive, Ousmane Sonko rappelle que l’Assemblée nationale ne saurait céder aux menaces et aux intimidations. Pour lui, les députés doivent pouvoir exercer leur mandat en toute sérénité, dans le respect de la Constitution et de leurs responsabilités envers le peuple sénégalais.

Le président de l’Assemblée nationale dénonce également une conception du pouvoir qui accorderait une place prépondérante à l’Exécutif au détriment des autres institutions. Il rappelle que la Constitution organise et répartit les pouvoirs, en reconnaissant à chaque institution des prérogatives propres.

Sur le vote de la loi concernée, sa position est claire : si les députés jugent son adoption conforme à l’intérêt supérieur du Sénégal, ils la voteront. Dans le cas contraire, ils pourront la rejeter. Une manière de souligner que la décision parlementaire doit relever du libre choix des élus, et non de pressions extérieures.

Au-delà de cette déclaration, Ousmane Sonko remet au centre du débat une exigence fondamentale de la démocratie : le respect des institutions et de leur autonomie dans l’exercice de leurs missions. Si la critique et la contestation ont toute leur place dans le débat public, elles ne sauraient justifier les menaces contre les représentants du peuple.

À travers cette prise de position, le président de l’Assemblée nationale défend la liberté de vote des députés et rappelle que, dans une République, aucune pression ne devrait prendre le pas sur les prérogatives constitutionnelles des institutions.

Source : Kewoulo.info