L’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) et l’Autorité de contrôle et de lutte contre la corruption du Royaume d’Arabie saoudite (NAZAHA) ont signé, mardi 25 août 2026 à Vienne, un mémorandum d’entente destiné à renforcer leur coopération dans la prévention et la lutte contre la corruption et la criminalité financière transnationale.
La cérémonie s’est déroulée en marge des travaux du Réseau GlobE, en présence de Son Excellence le Professeur Mazin bin Ibrahim Al-Kahmous, président de la NAZAHA, et de Monsieur Moustapha Ka, président de l’OFNAC.
Dans un contexte marqué par une criminalité financière de plus en plus sophistiquée et transfrontalière, ce partenariat vise notamment à faciliter l’échange d’informations, le partage d’expériences et d’expertises, ainsi que le renforcement des capacités des deux institutions. Il prévoit également une coopération accrue dans le cadre des enquêtes portant sur des faits de corruption à dimension internationale.
L’accord doit, par ailleurs, contribuer à renforcer les capacités des deux institutions en matière d’identification et de traçage des avoirs issus de la corruption et, lorsque les conditions juridiques sont réunies, faciliter leur gel, leur saisie, leur confiscation et leur restitution.
L’OFNAC souligne également le rôle déterminant joué par les services du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur dans la finalisation de cet important instrument de coopération. Leur accompagnement diplomatique et technique a permis de faciliter les échanges entre les différentes parties et de mener à bien le processus de négociation.
Pour l’OFNAC, la signature de ce mémorandum marque le début d’une coopération appelée à produire des résultats concrets, notamment à travers le développement des échanges entre experts, le renforcement des capacités et l’amélioration de la coopération opérationnelle.
À travers cet accord, le Sénégal et l’Arabie saoudite réaffirment ainsi leur volonté de conjuguer leurs efforts pour lutter plus efficacement contre la corruption, les flux financiers illicites et la criminalité financière transnationale.
