Le bras de fer autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) se poursuit au sein de la majorité. Malgré une longue journée de discussions et quelques concessions, le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes et le gouvernement n’ont toujours pas réussi à accorder leurs violons sur les points essentiels du texte. Résultat : les négociations se poursuivent et la séance plénière, initialement prévue vendredi 23 octobre, est reportée à la semaine prochaine.
Dans un communiqué publié ce mardi 20 octobre 2026, les députés de PASTEF reconnaissent l’absence de consensus global à l’issue des travaux en commission des finances. Derrière les compromis annoncés, les divergences restent suffisamment importantes pour empêcher, à ce stade, une issue concertée.
Pour tenter de débloquer la situation, les membres de la commission des finances se retrouveront jeudi 22 octobre, à la demande du gouvernement. Le ministère de l’Économie et des Finances est attendu sur la transmission de documents et de justificatifs supplémentaires, réclamés pour approfondir l’examen du texte.
Le report de la plénière traduit ainsi la nécessité de prolonger les discussions avant que les députés ne se prononcent sur le projet de LFR. Mais cette nouvelle séquence parlementaire intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par des positions divergentes au sein même du camp au pouvoir.
Lundi 19 octobre, Ousmane Sonko, leader de PASTEF, avait annoncé que les députés de sa formation politique ne voteraient pas le texte. Cette déclaration donne une dimension politique particulière aux négociations en cours et place le gouvernement face à un défi majeur : parvenir à un compromis avec une majorité parlementaire dont le soutien ne semble pas acquis.
Malgré les tensions, PASTEF affirme maintenir la porte ouverte au dialogue et se dit disposé à rechercher des solutions dans « l’intérêt exclusif du peuple sénégalais ».
La réunion de jeudi s’annonce donc décisive pour la suite du processus. Reste à savoir si les documents attendus et les nouvelles discussions permettront de rapprocher les positions ou si les divergences continueront de fragiliser l’examen du projet de loi de finances rectificative.
