Face à Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lô botte en touche et privilégie les urgences des Sénégalais

Face à Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lô botte en touche et privilégie les urgences des Sénégalais

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô ne semble pas disposé à répondre à l’invitation de son prédécesseur Ousmane Sonko à un débat public contradictoire sur les subventions énergétiques, le plan de redressement et la restructuration de la dette. Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 22 octobre 2026, le chef du gouvernement a préféré mettre en avant les urgences économiques et sociales des Sénégalais.

Pour justifier sa position, Ahmadou Al Aminou Lô s’est appuyé sur les engagements pris lors de sa déclaration de politique générale, prononcée le 8 septembre 2026 devant l’Assemblée nationale. Il a rappelé que la résolution des difficultés des populations figurait parmi ses cinq priorités.

Au cœur de ces préoccupations, la lutte contre la vie chère, notamment l’accès à l’alimentation et la préservation du pouvoir d’achat des ménages. Un défi qui passe, selon lui, par le renforcement des secteurs productifs.

« Nous devons donc donner les moyens à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche d’être à la hauteur de nos ambitions », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre estime que les attentes des populations ne sauraient être satisfaites par des « discours et blocages institutionnels », encore moins par des « luttes syndicales déconnectées des réalités du Sénégal profond ».

Pour Ahmadou Al Aminou Lô, l’action gouvernementale doit avant tout se concentrer sur les préoccupations concrètes des citoyens et sur l’amélioration de leurs conditions de vie.

« En ma qualité de chef du gouvernement, mon temps et mes forces intellectuelles et physiques sont mobilisés sur ces urgences, plutôt que sur des débats qui ne disposent d’une seule enceinte institutionnelle, le Parlement », a-t-il conclu.

Une réponse qui esquive, pour l’heure, le débat public proposé par Ousmane Sonko, tout en réaffirmant la volonté du chef du gouvernement de placer les urgences économiques et sociales au premier plan.