Dans une tribune percutante publiée ce mercredi 21 octobre 2026, l’architecte de renom et ancien président du Club des Investisseurs Sénégalais (CIS), Pierre Goudiaby Atépa, rompt le silence pour s’opposer fermement à ce qu’il qualifie de « fragilisation systématique » des entrepreneurs locaux. Émise depuis Monaco, cette déclaration solennelle résonne comme une mise en garde adressée aux plus hautes autorités étatiques face aux menaces qui pèsent sur l’écosystème économique national.
Au cœur de cette prise de parole se trouve un acte de solidarité affirmé envers le Dr Amadou Ly, actuel président du CIS. Élu en juin dernier à la tête de cette organisation d’élite pour succéder à M. Atépa, le Directeur général d’Akilee se retrouve au centre d’un combat crucial pour la reconnaissance des acteurs économiques locaux.
Pierre Goudiaby Atépa rappelle la responsabilité morale de cette lignée de dirigeants, saluant au passage le « cri du cœur » du fondateur du club, Babacar Ngom Pour l’ancien président, la défense de l’entreprise sénégalaise doit dépasser les simples déclarations de principe pour devenir un bouclier collectif.
La souveraineté économique face à un paradoxe étatique
L’architecte dénonce un climat de suspicion généralisé et des décisions disproportionnées ou arbitraires qui condamnent les entreprises dans l’opinion publique avant que les faits ne soient juridiquement établis. Il pointe du doigt une contradiction majeure dans la politique économique actuelle :
« À quoi servirait de proclamer notre ambition de souveraineté si, dans le même temps, nous affaiblissions les instruments économiques capables de la réaliser ? »
S’il clarifie que les entrepreneurs ne réclament « ni impunité, ni privilèges, ni faveurs » et doivent se soumettre à la rigueur de la loi, il insiste sur le fait qu’un État fort ne doit pas se construire contre ses créateurs de richesse, mais en partenariat stratégique avec eux.
La tribune met en garde contre l’effet domino qu’engendrerait la destruction des champions nationaux. Derrière chaque entreprise se trouvent des milliers d’emplois, des sous-traitants et des institutions bancaires. Pour l’ancien leader du patronat, fragiliser ces structures revient à hypothéquer l’avenir de la jeunesse sénégalaise en lui léguant une économie de dépendance plutôt que des industries compétitives capables de conquérir les marchés de la ZLECAf.
En appelant à l’équité, au respect et à la préférence nationale, Pierre Goudiaby Atépa exhorte l’État à cesser de regarder ses entrepreneurs avec méfiance pour engager une ère de confiance mutuelle, indispensable à l’émergence économique du pays.
