Affaire Ousmane Sonko : Me Saïd Larifou saisit le haut-commissaire des Nations-Unies

Affaire Ousmane Sonko : Me Saïd Larifou saisit le haut-commissaire des Nations-Unies

Affaire Ousmane Sonko : Me Saïd Larifou saisit le haut-commissaire des Nations-Unies
The opponent Ousmane Sonko, mayor of Ziguinchor, speaks during a rally of the Senegalese opposition at the Place de l'Obelisque in Dakar, on June 8, 2022. - Senegal's main opposition leader Ousmane Sonko said on June 7, 2022 he was determined to defy a possible ban on demonstrations on June 8, 2022 with his supporters against the rejection of his list for the upcoming legislative elections. (Photo by SEYLLOU / AFP)

Me Saïd Larifou, un des membres du collectif des avocats de l’opposant Ousmane Sonko, a saisi le Haut-Commissaire des Nations-Unies sur les Droits de l’Homme sur la situation de leur client qui a entamé une grève de la faim depuis plus de 2 semaines. Me Larifou et Cie devraient être reçus vendredi 18 aout.

« La dégradation inquiétante de l’état de santé de Monsieur Ousmane SONKO, principal opposant à Monsieur Macky Sall et candidat déclaré à l’élection présidentielle au Sénégal, favori de tous les sondages, nous a conduit à demander à nous entretenir avec le Haut-Commissaire des Nations-Unies sur les Droits de l’Homme à Genève où nous seront reçus vendredi 18 Août 2023 », dit l’avocat dans un communiqué.

Selon lui, cet entretien sera une opportunité de « formaliser » une demande officielle d’intervention de cette institution des Nations-Unies, dans l’espoir qu’une action puisse mettre fin aux actes « graves et violences » commis contre Sonko, par des « organes judiciaires, militaires et exécutifs de l’Etat du Sénégal et qui sont attentatoires aux droits politiques de ce dernier ».

La Commission des Droits de l’Homme examinera et se prononcera après sur la « séquestration » du principal opposant à Macky, et sur les procédures judiciaires ouvertes contre lui, à quelques mois des élections. Lesquelles, d’après lui, ne respectent ni la règle du procès équitable, pourtant protégée par l’article 10 de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, ni la présomption d’innocence avec comme objectif de l’empêcher de se présenter aux prochaines élections présidentielles au Sénégal.