Horreur à Podor : L’autopsie accable le suspect d’assassinat et d’actes de barbarie sur Aminata Sy

Horreur à Podor : L’autopsie accable le suspect d'assassinat et d’actes de barbarie sur Aminata Sy

Horreur à Podor : L’autopsie accable le suspect d’assassinat et d’actes de barbarie sur Aminata Sy

L’affaire Aminata Sy secoue Podor et prend une tournure criminelle majeure. Suite à sa cavale qui s’est achevée dans le Baol, le principal suspect, Karamo Cissé Ndiaye, s’apprête à être déféré devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Saint-Louis. Visé par une procédure pour assassinat avec actes de barbarie, le marchand ambulant voit sa version initiale voler en éclats face aux constatations médico-légales.

Devant les enquêteurs, le mis en cause a d’abord tenté de plaider la bagarre mortelle et la chute accidentelle, affirmant que la victime l’aurait attaqué dans la chambre qu’il occupait avant de faire une chute fatale. Une ligne de défense formellement démentie par le rapport d’autopsie publié dans la presse :
  • Une strangulation prolongée : L’expertise médico-légale attribue le décès à une asphyxie mécanique. Le rapport indique que la victime a été étranglée pendant 30 minutes.
  • Des mutilations post-mortem : Les examens révèlent un acharnement commis plusieurs heures après la mort. Le suspect a procédé à l’ablation des yeux et à des perforations viscérales à l’aide d’un objet tranchant.
Pour les enquêteurs, le suspect a orchestré un véritable scénario de dissimulation. Après les faits, le corps de la lycéenne a été ligoté, la tête recouverte d’une cagoule, puis l’ensemble a été dissimulé dans un sac sous des tôles, au sein d’une bâtisse en chantier. L’objectif présumé était de maquiller le crime ou de faire croire à un règlement de comptes extérieur.
Le drame s’ancre dans un différend passionnel. C’est après que la lycéenne a manifesté sa volonté de quitter la chambre qu’une violente altercation a éclaté.
Après une fuite à travers le pays passant par Saint-Louis et Touba, le suspect s’était réfugié auprès d’un chef religieux à Ndiapandal. C’est finalement ce marabout qui, alerté par la situation, a pris la décision de livrer le fugitif aux forces de l’ordre. L’enquête, pilotée par la Section de recherches de Saint-Louis, entre désormais dans sa phase judiciaire active.