LFR 2026 : Amadou Ba dénonce des « budgets cachés » et réclame des explications au gouvernement

LFR 2026 : Amadou Ba dénonce des « budgets cachés » et réclame des explications au gouvernement

Le refus des députés de Pastef de valider la loi de finances rectificative (LFR) repose sur plusieurs préoccupations liées à la transparence budgétaire et à la gestion des finances publiques. Lors d’un point de presse organisé ce dimanche, le député Amadou Ba a exposé les principales réserves de son groupe parlementaire, évoquant notamment des modifications budgétaires dont les justifications restent, selon lui, à éclaircir.

« Après la dette cachée, ils ont créén des budgets cachés », a déclaré le parlementaire. Il affirme que la position des députés de Pastef ne relève ni de considérations politiques ni de motivations personnelles, mais découle des irrégularités qu’ils estiment avoir constatées à l’examen du projet de loi.

Parmi les points soulevés figure la disparition de la subvention à l’énergie dans le document transmis aux parlementaires. Amadou Ba a également relevé l’absence, selon lui, d’un financement clairement identifié pour les bourses de sécurité familiale dans les comptes spéciaux du Trésor du ministère de la Famille et des Solidarités. Les députés demandent ainsi au gouvernement de fournir des explications sur ces éléments.

Le parlementaire a par ailleurs dénoncé une réduction de 555 milliards de FCFA des crédits d’investissement prévus pour 2026. Il estime nécessaire d’identifier les projets concernés par ces coupes ainsi que les financements qui seraient affectés par ces réaménagements budgétaires.

Autre sujet de préoccupation : les ressources destinées aux services personnalisés de l’État. Sur ce point, Amadou Ba insiste sur la nécessité de renforcer le contrôle de l’utilisation des fonds publics et d’exiger des comptes aux structures bénéficiaires.

Pour les députés de Pastef, ces différentes interrogations doivent trouver des réponses avant toute approbation de la loi de finances rectificative. Le débat autour de ce texte dépasse ainsi le simple désaccord parlementaire et remet au centre des discussions les exigences de transparence dans la gestion des ressources publiques et le rôle de contrôle de l’Assemblée nationale.