Lors d’un point de presse tenu ce jeudi 15 octobre 2026, dans les locaux du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à la Sphère ministérielle de Diamniadio, le ministre Dr Cheikh Tidiane Dièye a appelé les populations riveraines du fleuve Sénégal à la vigilance face aux éventuels lâchers d’eau du barrage de Manantali. Tout en reconnaissant les risques de hausse du niveau du fleuve, il a invité les communautés à ne pas céder à une inquiétude excessive.
La situation du barrage de Manantali retient l’attention des autorités sénégalaises. Alors que le niveau de la retenue approche de son seuil maximal d’exploitation, des lâchers d’eau sont annoncés par la Société d’exploitation de Manantali et de Félou (SEMAF). Une opération susceptible d’entraîner une hausse du niveau du fleuve Sénégal dans certaines zones situées en aval.
Face à cette perspective, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a tenu à délivrer un message de prudence et d’apaisement. Lors de son point de presse de ce jeudi 15 octobre, il a expliqué que le niveau du lac de Manantali se rapproche de la cote de 208,05 mètres IGN, seuil à partir duquel les lâchers d’eau doivent être déclenchés conformément aux règles d’exploitation du barrage.
Selon le ministre, cette opération pourrait provoquer une montée du niveau du fleuve et favoriser des débordements dans certaines localités. Toutefois, il estime que la situation actuelle ne justifie pas une panique des populations, les niveaux du fleuve restant, pour le moment, en dessous des cotes d’alerte.
« Il n’y a pas de raison de s’inquiéter plus que nécessaire », a-t-il expliqué en substance, tout en insistant sur la nécessité de rester vigilant face à l’évolution des conditions hydrologiques.
Conscient des risques potentiels, le ministre a indiqué que des dispositions préventives ont été prises en amont. Les autorités administratives locales, les collectivités territoriales, notamment les maires, ainsi que les communautés concernées ont été informées de la situation afin de leur permettre de se préparer à une éventuelle montée des eaux.
Cette démarche vise à renforcer l’anticipation et à éviter que les populations ne soient prises au dépourvu en cas d’évolution rapide du niveau du fleuve. Les communautés riveraines sont ainsi invitées à suivre les informations officielles, à prendre les précautions nécessaires et à respecter les consignes des autorités compétentes.
Si le ministre se veut rassurant, il n’exclut pas pour autant une évolution imprévisible de la situation. Il rappelle que le comportement des cours d’eau peut parfois réserver des surprises, d’où l’importance de maintenir une surveillance constante et de mobiliser les moyens nécessaires en cas de besoin.
L’enjeu est donc double : permettre une gestion maîtrisée des lâchers d’eau et protéger les populations susceptibles d’être affectées par une éventuelle hausse du niveau du fleuve Sénégal.
Pour les pêcheurs, les agriculteurs, les éleveurs et les habitants installés à proximité du cours d’eau, la prudence reste de mise. Même en l’absence de dépassement des seuils d’alerte, une variation du niveau du fleuve peut avoir des conséquences sur les activités économiques, les terres agricoles et les zones d’habitation les plus exposées.
À travers cette communication, le ministre entend éviter deux écueils : banaliser les risques liés aux lâchers d’eau ou, à l’inverse, alimenter une panique injustifiée au sein des communautés riveraines.
En attendant l’évolution de la situation, les populations riveraines sont invitées à faire preuve de responsabilité, à rester attentives aux bulletins hydrologiques et à appliquer les recommandations des services compétents.
Pas de panique, mais une vigilance de tous les instants : c’est le mot d’ordre lancé par le ministre face aux risques liés aux lâchers d’eau du barrage de Manantali.
