Membre du Syndicat des auxiliaires du transport du Sénégal, le jeune homme participait au déchargement d’une cargaison de riz lorsqu’il a soudainement disparu.
Le Port autonome de Dakar est sous le choc. Frédéric Sylvain Diatta, un docker d’une trentaine d’années porté disparu depuis le mardi 29 septembre 2026, a été retrouvé sans vie dans la cale d’un navire battant pavillon turc selon emedia. Une enquête judiciaire a été ouverte pour faire la lumière sur ce drame.
Membre du Syndicat des auxiliaires du transport du Sénégal, le jeune homme participait au déchargement d’une cargaison de riz lorsqu’il a soudainement disparu. Son absence a très vite inquiété ses collègues, qui ont aussitôt lancé des recherches sur le site portuaire. Pendant plusieurs jours, ses proches et ses camarades de travail sont restés sans nouvelles. Le tournant est venu d’une découverte faite par l’un de ses collègues. Le téléphone portable de Frédéric Sylvain Diatta aurait été retrouvé dans la cale du navire, ce qui a conduit les recherches vers l’intérieur du bateau. C’est finalement au fond de cette cale que le corps du docker a été découvert, dans un état de décomposition avancée, signe qu’il s’y trouvait probablement depuis plusieurs jours.
Le défunt est présenté comme le neveu de Xavier Diatta, directeur de Casa Industries à Ziguinchor. Sa disparition plonge sa famille et ses collègues dans une profonde tristesse. À ce stade, les circonstances exactes du décès restent inconnues. Face aux nombreuses interrogations que suscite ce drame, les forces de l’ordre ont procédé à l’arraisonnement du navire turc concerné. L’enquête devra notamment établir comment le docker s’est retrouvé au fond de la cale, s’il s’agit d’un accident de travail ou d’un autre scénario, et déterminer les éventuelles responsabilités.
Ce décès relance aussi le débat sur les conditions de travail et de sécurité des dockers au port de Dakar. Les opérations de chargement et de déchargement dans les cales des navires exposent les travailleurs à des risques importants, notamment les chutes, les éboulements de marchandises ou le manque d’oxygène dans certains espaces confinés. Les conclusions de l’enquête sont donc très attendues, tant par la famille du défunt que par l’ensemble de la communauté portuaire.
