Inondations à l’hôpital Philippe Maguilène Senghor : des équipements médicaux sous les eaux

Inondations à l’hôpital Philippe Maguilène Senghor : des équipements médicaux sous les eaux

À l’hôpital Philippe Maguilène Senghor de Yoff, les traces de l’inondation sont encore visibles, ce mardi 6 octobre 2026. Au service de pédiatrie, dans l’aire d’attente réservée aux enfants, le sol est recouvert de boue et d’eau. Dans le couloir menant aux salles de consultation, des chaises et des tables ont été renversées par les eaux.

Face à l’ampleur des dégâts, Baye Ousseynou Diop, secrétaire exécutif du comité de développement sanitaire, ne cache pas son inquiétude. « La situation est catastrophique », déclare-t-il.

Selon lui, l’établissement n’avait jamais connu une telle situation. « C’est arrivé à un niveau jamais atteint », affirme-t-il.

Les équipements médicaux n’ont pas été épargnés. « Tous nos appareils étaient sous l’eau », indique le responsable. Il cite notamment le matériel récemment acquis pour le service de bactériologie. « Il y a même un nouveau service de bactériologie avec du matériel nouveau. Tout ce matériel-là a été touché », explique-t-il.

Dans les locaux, le mobilier a été déplacé, des fauteuils de soins se retrouvent au milieu des traces laissées par les eaux et certains équipements sont encore entourés de boue. Des documents médicaux ont également été exposés aux eaux.

Cependant, pour l’heure, l’établissement n’est toutefois pas en mesure de chiffrer précisément l’ampleur des pertes. Un huissier a été sollicité pour établir un constat des dommages. « Nous avons fait appel à un huissier pour constater les dégâts », précise Baye Ousseynou Diop.

L’évaluation devra notamment permettre de déterminer la valeur des équipements endommagés. « Peut-être après son rapport, on saura estimer à sa juste valeur le matériel perdu », indique-t-il, évoquant déjà « du matériel inestimable ».

Au-delà des pertes matérielles, l’inondation fait craindre des perturbations dans le fonctionnement de l’hôpital. « On n’espère pas que d’ici quelques jours on pourrait reprendre correctement tous les services », souligne le secrétaire exécutif du comité de développement sanitaire qui lance un appel aux autorités et aux bonnes volontés pour soutenir l’établissement. « Nous lançons un appel aux autorités, d’abord à l’État central, mais aussi aux bonnes volontés, vraiment de nous venir en aide », plaide-t-il.

Selon lui, une interruption prolongée des activités pourrait avoir des conséquences importantes sur le fonctionnement de l’établissement. « Si on reste une journée sans travail, ça va affecter le fonctionnement durant tout le mois », prévient-il.