Après plusieurs mois d’enquête menée par la Section de recherches de Colobane, les premières décisions judiciaires sont tombées, mardi 22 septembre 2026, devant le Tribunal de grande inst ance de Dakar. L’affaire porte notamment sur les violences dénoncées par Pape Abdoulaye Touré, qui affirme avoir subi des actes de torture et des traitements violents lors des événements survenus en 2023.
Plusieurs personnes sont mises en cause dans le cadre de cette procédure. Parmi elles figure Djibril Gaye, présenté comme un agent de sécurité du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).
Selon les informations rapportées par L’Observateur, Djibril Gaye a été inculpé des chefs d’« association de malfaiteurs, de crime contre l’humanité et d’actes de torture », avant d’être placé sous mandat de dépôt. Sa défense, qui conteste les accusations portées contre lui, avait sollicité sa remise en liberté, mettant notamment en avant ses garanties de représentation ainsi que sa situation familiale.
Cette demande n’a toutefois pas été suivie par le magistrat instructeur, qui a décidé de maintenir Djibril Gaye en détention provisoire. À ce stade de la procédure, les faits qui lui sont reprochés demeurent des accusations faisant l’objet d’une instruction judiciaire.
Plusieurs statuts judiciaires dans le dossier
Une autre décision concerne Amadou Guindo Traoré, présenté comme un ancien vigile ayant travaillé au domicile de l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour. Lui aussi a été inculpé des mêmes chefs que Djibril Gaye. Contrairement à ce dernier, il a été placé sous contrôle judiciaire.
Le dossier concerne également Cheikh Tidiane Cissé, dit « Kabakrou », et Djibril Diaw. Après leur passage devant le parquet, leur situation judiciaire a été examinée séparément.
Cheikh Tidiane Cissé, dit « Kabakrou », a finalement été inculpé et placé sous contrôle judiciaire. Djibril Diaw a, quant à lui, été inculpé et placé sous bracelet électronique.
Ces premières décisions constituent une nouvelle étape dans une procédure qui vise à faire la lumière sur les violences dénoncées lors des événements de 2023. L’instruction devra désormais permettre d’établir les responsabilités éventuelles des différentes personnes mises en cause et de déterminer la suite judiciaire qui sera donnée à cette affaire.
