Fête de l’indépendance du Mali Assimi Goïta tend la main pour la réconciliation des Maliens

Fête de l’indépendance du Mali Assimi Goïta tend la main pour la réconciliation des Maliens

Le Mali a célébré, le 22 septembre dernier, le 66e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. À cette occasion, le général d’armée Assimi Goïta, qui dirige le pays dans le cadre d’une transition depuis cinq ans, s’est adressé à la nation. Dans son discours, il a appelé à la réconciliation, à l’unité et à la cohésion nationale, alors que le pays reste confronté à des attaques récurrentes de groupes terroristes et à la persistance de la rébellion dans le Nord.

« Le Mali reste disponible pour accueillir tous ces enfants qui veulent participer à la construction nationale », a déclaré le président de la Transition malienne dans son discours à la nation. Un message qui intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques, notamment après la dissolution des partis politiques, mais aussi par la poursuite des opérations militaires contre les groupes armés terroristes et les mouvements séparatistes dans le Nord du pays.

Une armée adaptée aux nouvelles menaces

Face à ces défis sécuritaires, le général d’armée Assimi Goïta a assuré que le Mali adapte sa politique et son outil de défense aux différentes formes de menaces auxquelles le pays est confronté.

« Aujourd’hui, les FAMa montrent une nouvelle image, celle d’une armée professionnelle disposant de matériels modernes, moralement forte et socialement valorisée. L’armée malienne entend donc poursuivre ses opérations de défense du territoire et de sécurisation des personnes dans une collaboration de confiance de plus en plus renforcée avec les armées des autres pays de l’AES et les partenaires stratégiques internationaux », a-t-il déclaré.

Cette déclaration intervient alors que les autorités maliennes mettent régulièrement en avant le renforcement des capacités des Forces armées maliennes (FAMa) et la coopération militaire avec les autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).

« La soif de paix des Maliens »

Dans son discours, le chef de la Transition a également insisté sur la nécessité d’une union des Maliens. Selon lui, la population a montré à plusieurs reprises qu’elle avait « soif de paix et de réconciliation ».

« La Charte pour la paix et la réconciliation nationale a été saluée par l’ensemble du peuple malien car elle offre une base solide pour la résolution des conflits dans notre pays. Pour consolider cette dynamique, l’Observatoire de la paix et de la réconciliation nationale, créé le 2 mars 2026, a pour mission d’accompagner la mise en œuvre de la Charte et de contribuer aux actions de paix et de cohésion nationale », a-t-il rappelé.

Cet appel présidentiel intervient dans un contexte politique toujours tendu, marqué notamment par l’éloignement de certaines figures politiques et religieuses. Parmi elles figure l’imam Mahmoud Dicko, qui se trouve en Algérie depuis décembre 2023.

À travers cet appel à l’unité et à la réconciliation, les autorités de la Transition entendent ainsi placer la cohésion nationale au cœur de leur discours, alors que le Mali fait face simultanément à des défis sécuritaires et à des tensions sur le plan politique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *