Ma Sané assume son soutien à Sonko : « Il m’a convaincue »

Ma Sané assume son soutien à Sonko : « Il m’a convaincue »

Le groupe Wa Flash, une bande de copains, s’est fait connaître dans les années 90 avec comme lead vocal Ma Sané. Par la suite le, le groupe s’est séparé et Ma Sané a, depuis lors continué son petit bonhomme de chemin à l’étranger. Longtemps tenue responsable de cette séparation, Ma Sané s’explique et assume son appartenance au parti Pastef lors d’un entretien qu’elle a accordé à Seneweb.

 

Fatoumata Kidiera : Pourquoi avez-vous choisi de faire de la musique ? C’était un rêve devenu réalité ou c’est votre maman qui vous a influencée, quand on sait qu’elle était une chanteuse réputée ?

C’est vrai que j’ai hérité le don de chanter de ma mère qui était une très grande chanteuse de variétés. D’ailleurs elle évoluait même dans un groupe. Dans notre famille, on a plusieurs chanteurs mais aucun d’eux n’a voulu faire carrière aux yeux du grand public. Alors quand ils répétaient je venais participer et j’y ai pris goût. Finalement c’est devenu une passion et je suis devenue la vedette de la famille.

Votre voix singulière, tellement suave et si puissante est l’une des rares à forcer le respect et l’admiration de vos fans. C’est tout naturel chez vous ou c’est le fruit d’un long travail ?

Dieu m’a certes donné une très belle voix mais pour un artiste cela ne suffit pas. J’ai été très tôt inspirée par les voix de grandes stars de la musique américaine à l’instar de Whitney Houston et d’Aretha Franklin alors je les imitais à titre d’exercices pour polir ma voix et prétendre appréhender certaines techniques vocales dans mes chansons.

Vous êtes originaire de la Casamance et les rythmes traditionnels du Bougarabou que vous proposez sont bien justifiés. Mais parallèlement, les balades intimistes dont vous gratifiez tous vos fans… D’où tirez-vous cette polyvalence et quelle est son importance pour un artiste ?

Je suis certes originaire de la Casamance mais j’ai grandi à Thiès qui est une région où la culture se vit pleinement sous toutes ses formes. A force d’entendre de grandes voix thiessoises, sénégalaises et même internationales, cela m’a incitée à vouloir apprendre davantage. Et cette polyvalence nous a permis de défendre notre patrimoine culturel un peu partout dans le monde.

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