En observant ce qui se passe autour de moi, j’ai ressenti un appel intérieur : partager mes pensées telles qu’elles me viennent, dans l’espoir qu’elles puissent toucher, ne serait-ce qu’une seule âme.
Ma vie professionnelle, faite d’études, de travail et de rencontres, m’a montré les deux visages de l’humanité : l’un éclatant comme le soleil ardent des tropiques, l’autre sombre comme une nuit sans lune.
En effet, j’ai vu des gloires offertes à ceux qui n’avaient rien construit, et des héros silencieux refuser qu’on cite leur nom.
J’ai vu des personnes,
prétendant être des chefs, alors que de véritables dirigeants ont préféré rester dans l’ombre lors de leurs propres évènements.
J’ai vu des personnes manipulatrices, bruyantes, lobbyistes et totalement incompétentes se hisser au sommet de la hiérarchie alors que des collègues d’une rare compétence travaillant dans l’anonymat restent au bas de l’échelle.
J’ai vu la trahison mordre la main qui avait aidé, mais j’ai aussi vu la fidélité de certains résister aux tentatives de corruption comme résiste un baobab dans la tempête.
J’ai vu des compatriotes vendre leur dignité à des puissances étrangères et s’allier avec elles pour détruire un collègue, mais j’ai aussi vu des consciences refuser l’injustice au prix de leur position professionnelle.
J’ai vu des épidémies et des pandémies devenir des opportunités de profit pour des personnalités sans scrupules, mais j’ai aussi vu des bénévoles se tenir au front, sans rien attendre en retour.
J’ai vu des travailleurs n’apparaitre que sous les caméras de télévision pour faire croire qu’ils accomplissent leurs devoirs avant de retourner à leurs activités égoïstes, mais j’ai aussi vu des anonymes sauver des vies dans le silence des couloirs.
J’ai vu des droits consacrés par les plus hautes juridictions être suspendus au nom d’un trouble hypothétique à l’ordre public, mais j’ai vu aussi, à l’inverse, d’autres droits être accordés malgré la certitude absolue que leur exercice ferait naitre des troubles profonds, comme si la balance de l’équité tremblait entre deux contradictions.
J’ai vu les efforts incalculables déployés mettre une personne dans la catégorie des délinquants financiers en vue de le condamner alors qu’il a tant offert à son pays, mais j’ai aussi vu des juges impartiaux qui ne se laissent influencer par aucune menace ou corruption.
Un texte du Pr Seydi
En observant ce qui se passe autour de moi, j’ai ressenti un appel intérieur : partager mes pensées telles qu’elles me viennent, dans l’espoir qu’elles puissent toucher, ne serait-ce qu’une seule âme.
Ma vie professionnelle, faite d’études, de travail et de rencontres, m’a montré les deux visages de l’humanité : l’un éclatant comme le soleil ardent des tropiques, l’autre sombre comme une nuit sans lune.
En effet, j’ai vu des gloires offertes à ceux qui n’avaient rien construit, et des héros silencieux refuser qu’on cite leur nom.
J’ai vu des personnes,
prétendant être des chefs, alors que de véritables dirigeants ont préféré rester dans l’ombre lors de leurs propres évènements.
J’ai vu des personnes manipulatrices, bruyantes, lobbyistes et totalement incompétentes se hisser au sommet de la hiérarchie alors que des collègues d’une rare compétence travaillant dans l’anonymat restent au bas de l’échelle.
J’ai vu la trahison mordre la main qui avait aidé, mais j’ai aussi vu la fidélité de certains résister aux tentatives de corruption comme résiste un baobab dans la tempête.
J’ai vu des compatriotes vendre leur dignité à des puissances étrangères et s’allier avec elles pour détruire un collègue, mais j’ai aussi vu des consciences refuser l’injustice au prix de leur position professionnelle.
J’ai vu des épidémies et des pandémies devenir des opportunités de profit pour des personnalités sans scrupules, mais j’ai aussi vu des bénévoles se tenir au front, sans rien attendre en retour.
J’ai vu des travailleurs n’apparaitre que sous les caméras de télévision pour faire croire qu’ils accomplissent leurs devoirs avant de retourner à leurs activités égoïstes, mais j’ai aussi vu des anonymes sauver des vies dans le silence des couloirs.
J’ai vu des droits consacrés par les plus hautes juridictions être suspendus au nom d’un trouble hypothétique à l’ordre public, mais j’ai vu aussi, à l’inverse, d’autres droits être accordés malgré la certitude absolue que leur exercice ferait naitre des troubles profonds, comme si la balance de l’équité tremblait entre deux contradictions.
J’ai vu les efforts incalculables déployés mettre une personne dans la catégorie des délinquants financiers en vue de le condamner alors qu’il a tant offert à son pays, mais j’ai aussi vu des juges impartiaux qui ne se laissent influencer par aucune menace ou corruption.
Dans la vie, les contradictions comme celles que je viens de mentionner sont courantes, mais le plus urgent c’est d’avoir un nombre critique de personnes du bon côté.
Il est tout aussi important d’avancer plus vite, car la lenteur peut tuer les ambitions, comme le retard de consultation médicale peut tuer le patient.
Il n’est pas trop tard, mais le réveil de l’Afrique est une urgence.
Pour rattraper notre retard, il nous faut développer les valeurs morales et éthiques en commençant par celles héritées de nos ancêtres.
Parmi les valeurs héritées, la téranga, cette hospitalité qui ouvre la porte, même dans le dénuement et le ndimbal, cette solidarité qui partage le peu qu’on a.
Ces valeurs portées par toutes les compétences nationales permettront d’accélérer le développement de notre cher pays.
Professeur Moussa SEYDI
Académicien
