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LFR 2026 : la question préalable d’Amadou Ba adoptée par 109 voix, le projet de loi rejeté

Le débat sur le projet de loi n° 40/2026 portant première loi de finances rectificative pour l’année 2026 a connu un tournant à l’Assemblée nationale. Avant l’ouverture des discussions générales, le député Amadou Ba, membre du groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes, a soulevé une question préalable visant à empêcher l’adoption du texte.

Amadou BA Député à l'Assemblée Nationale membre du groupe parlementaire PASTEF les Patriotes à l'examen du projet de LFR 2026 le 03 Novembre 2026
Amadou BA Député à l'Assemblée Nationale membre du groupe parlementaire PASTEF les Patriotes à l'examen du projet de LFR 2026 le 03 Novembre 2026

Le débat sur le projet de loi n° 40/2026 portant première loi de finances rectificative pour l’année 2026 a connu un tournant à l’Assemblée nationale. Avant l’ouverture des discussions générales, le député Amadou Ba, membre du groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes, a soulevé une question préalable visant à empêcher l’adoption du texte.

Dans son intervention, le parlementaire a principalement mis en cause la sincérité des prévisions budgétaires du gouvernement. Il a notamment contesté le relèvement du déficit budgétaire, passé de 5,4 % à 7,6 % du PIB, estimant que les investissements publics inscrits dans la LFR ne pourraient pas être entièrement exécutés avant la clôture de l’exercice 2026.

Amadou Ba a également dénoncé l’insuffisance des documents transmis aux députés pour leur permettre d’exercer pleinement leur mission de contrôle. Il a notamment évoqué plusieurs rapports relatifs à l’exécution des investissements publics, à la dette non financière et au paiement des arriérés qui, selon lui, n’ont pas été mis à la disposition des parlementaires.

S’appuyant sur ces différents arguments, il a demandé à l’Assemblée nationale d’examiner une question préalable afin d’empêcher l’adoption du projet de loi.

La proposition a finalement été adoptée à la majorité des suffrages exprimés. Le scrutin a enregistré 109 voix pour, 20 voix contre et 3 abstentions, consacrant ainsi le rejet du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2026.

Cette décision met un terme à l’examen du texte dans le cadre de cette procédure parlementaire et marque une étape importante dans les débats autour de la gestion des finances publiques et de la trajectoire budgétaire du Sénégal.

Source : Kewoulo.info