Justice : Badara Gadiaga privé de visites, ses avocats crient à la violation des droits de la défense

Justice : Badara Gadiaga privé de visites, ses avocats crient à la violation des droits de la défense

Le collectif des avocats de Badara Gadiaga est monté au créneau, ce samedi 12 juillet, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « violation grave des droits fondamentaux ». Selon eux, une interdiction formelle leur a été signifiée, les empêchant d’entrer en contact avec leur client.

Dans un communiqué au ton ferme, les avocats évoquent une situation « alarmante » qui, selon eux, porte atteinte aux principes élémentaires d’un procès équitable. « Ce comportement rétrograde n’a pas sa place dans un État de droit », fustigent-ils.

Pour Me Abou Alassane Diallo et ces confrères, cette entrave constitue « une tentative manifeste de museler la défense », un fait jugé intolérable dans une République démocratique.

Malgré cette interdiction, les avocats affirment rester déterminés : « La défense sera toujours debout, pour tous », concluent-ils, réaffirmant leur engagement à faire respecter les droits de leur client.

Arrêté le mercredi dernier à la suite de son audition, Badara Gadiaga a aussi été interrogé sur la provenance d’importantes sommes d’importants qu’il a reçues par divers canaux. Et, selon des informations obtenues de sources judiciaires, il a fait savoir qu’il serait administrateur de sociétés. “Mais, il a refusé de donner les noms de ses entreprises.” Ont confié les sources judiciaires contactées par Kéwoulo.

Entendu pendant de longues heures par les policiers, il est arrivé à la Cave du tribunal où il a été envoyé devant le doyen des juges d’instruction. Mais, le procédé jugé «trop expéditif du tribunal» a poussé les avocats de Badara Gadiaga a refusé de l’assister, lors de l’audience préliminaire que le juge voulait organiser. Face à la gravité des faits visés, Mes Baba Diop, Moustapha Dieng, Alioune Badara Fall, Souleymane Soumaré, Aboubacry Barro, Abou Alassane Diallo et Malick Fall ont tous quitté le cabinet du juge.

Les commentaires sont fermés.