Le Sénégal pleure la perte de l’une de ses voix les plus exigeantes en matière de transparence publique. Mody Niang, inspecteur de l’enseignement à la retraite, essayiste et figure marquante de la société civile, s’est éteint ce samedi à l’âge de 81 ans.
À la suite de l’annonce de son décès, les hommages se multiplient à travers le pays. Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a promptement réagi sur ses réseaux sociaux pour saluer le parcours et l’intégrité de celui qu’il qualifie de « doyen » et « d’ami ».
Dans un message empreint d’émotion, le chef du gouvernement a mis en lumière la richesse du parcours du défunt, soulignant une vie « dense de combats vertueux, d’engagements et d’enseignements éthiques ». Exprimant le regret de voir le pays privé de ses « conseils et suggestions avisés », le Premier ministre a tenu à réaffirmer la pérennité des idéaux portés par l’illustre intellectuel.
« Ta mémoire sera honorée, et ton combat acharné pour la transparence et la gestion vertueuse et rigoureuse sera poursuivi », a promis Ousmane Sonko.
Le leader de Pastef a conclu sa déclaration par de ferventes prières, implorant la miséricorde divine pour le repos éternel de l’âme du défunt.
Ancien membre de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), Mody Niang a consacré une grande partie de son existence à traquer les dérives de la gestion publique à travers ses chroniques redoutées et ses nombreux ouvrages.
Son engagement intellectuel avait connu un prolongement institutionnel sous le nouveau régime. En août 2024, il avait été nommé président du Conseil d’administration de la SSPP Le Soleil, poste dont il avait démissionné en mars 2025 pour des raisons de santé, tout en réitérant sa fidélité aux principes de bonne gouvernance.
Selon ses proches, la levée du corps a eu lieu ce samedi à l’Hôpital Principal de Dakar, suivie de son inhumation à Koki, sa terre natale dans la région de Louga.
